Le secteur pétrolier français n'abandonne pas son combat pour le gaz de schiste

05/02/14 à 11:40 - Mise à jour à 11:40

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le secteur pétrolier français poursuivra sa campagne en faveur de l'exploitation des hydrocarbures de schiste en France, aujourd'hui interdite, a prévenu mercredi sa principale organisation professionnelle, l'Ufip.

"C'est une longue saga, mais nous n'abandonnerons pas", a déclaré Jean-Louis Schilansky, le président de l'Union française des industries pétrolières. "Nous pensons que ce serait une erreur pour notre pays", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. La fracturation hydraulique, seule technique éprouvée pour exploiter le gaz et le pétrole de schiste, est interdite en France par une loi de juillet 2011, validée en octobre dernier par le Conseil constitutionnel. Elle est décriée en raison des risques qu'elle fait courir à l'environnement et le président français François Hollande a écarté toute exploitation durant son quinquennat. "La fracturation telle que pratiquée aujourd'hui n'est pas une technique sale. C'est juste pas vrai! ", a affirmé M. Schilansky. "Pendant ce temps, on ne fait rien, c'est du temps qu'on perd". Le patron du géant énergétique français Total, Christophe de Margerie, a estimé le 24 janvier à Davos qu'il est aujourd'hui possible d'exploiter le gaz de schiste par fracturation hydraulique "de manière responsable et acceptable". Les pays d'Europe sont divisés sur l'exploitation du gaz de schiste, qui a suscité un boom énergétique aux Etats-Unis, mais dont les risques pour l'environnement incitent à la prudence sur le Vieux Continent. Autre facteur défavorable à l'industrie pétrolière en France, selon l'Ufip, le "blocage" par le gouvernement d'une centaine de demandes de permis de recherche pour les hydrocarbures dits "conventionnels". "Aujourd'hui, il y a 112 permis bloqués, d'entreprises essentiellement étrangères qui ont fait des demandes auprès de l'administration française", a déploré M. Schilansky. "Nous ne voyons rien venir", a-t-il ajouté, précisant que "seulement deux permis ont été octroyés" en 2013. (Belga)

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