Le pétrole a plongé à New York, plombé par les inquiétudes sur la demande

03/10/12 à 21:22 - Mise à jour à 21:22

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le pétrole a plongé mercredi à New York, les investisseurs s'inquiétant des perspectives pour la demande mondiale malgré une baisse surprise des réserves de brut aux Etats-Unis, premier consommateur d'or noir.

Le pétrole a plongé à New York, plombé par les inquiétudes sur la demande

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en novembre a perdu 3,75 dollars, à 88,14 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Face aux préoccupations sur l'économie mondiale, "les gestionnaires de fonds réduisent leurs positions risquées", ce qui explique "la chute très importante" du pétrole, a indiqué Timothy Evans, de Citi. Les investisseurs ont été particulièrement échaudés par "des chiffres décevants sur l'activité du secteur des services en Chine et par la révision à la baisse de la prévision de croissance de la Banque de développement asiatique pour la région Asie pour 2012 et 2013", a noté l'analyste. Ils ont aussi été touchés par la publication des chiffres du cabinet ADP montrant un ralentissement des embauches en septembre dans le secteur privé aux Etats-Unis. Même si le résultat de l'enquête ADP est meilleur que les prévisions des analystes, "la publication n'a pas enthousiasmé le marché", a souligné Fawad Razaqzada, du courtier GFT, pour qui les opérateurs attendent surtout le rapport officiel sur l'emploi américain, prévu vendredi et traditionnellement considéré comme un baromètre de la vigueur économique du pays. Dans ce climat empreint de morosité, "la chute surprise des stocks de brut" dévoilée par le Département américain de l'Energie (DoE) n'a pas suffi à les rasséréner, a poursuivit M. Razaqzada. Le DoE a fait état d'une baisse de 500.000 barils des réserves de brut aux Etats-Unis lors de la semaine achevée le 28 septembre, alors que les experts interrogés par l'agence Dow Jones Newswires misaient sur une augmentation de 1,7 million de barils. Ils restent toutefois en hausse de 8,4% par rapport à leur niveau de l'an dernier, ce qui indique qu'il "n'y a pas de pénurie de pétrole", a noté M. Evans. (VIM)

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