Le ministre allemand des Finances maintient la pression sur la Grèce

27/10/12 à 18:21 - Mise à jour à 18:21

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a maintenu vendredi la pression sur la Grèce en affirmant que le pays devait encore fournir beaucoup d'efforts et que son sort n'était "pas décidé", alors qu'Athènes attend le déblocage d'une nouvelle tranche d'aide.

"Nous voulons que la Grèce puisse rester au sein de la zone euro. Mais la Grèce a beaucoup à faire. Cela n'est pas encore décidé", a déclaré Wolfgang Schäuble, dans une interview pour la chaîne de télévision allemande ZDF, dont des extraits ont été diffusés vendredi. "Il y a des doutes sur le fait que la Grèce ait pu honorer tous ses engagements jusqu'à présent. Ces doutes devront être levés dans le futur", a-t-il ajouté. Le flou le plus total règne depuis mercredi sur l'état d'avancement des négociations du pays avec la troïka de ses bailleurs de fonds internationaux (UE-BCE-FMI), après des déclarations prématurées du ministre grec des Finances mercredi sur le bouclage d'un accord. M. Schäuble avait catégoriquement démenti un accord dès mercredi soir. Le gouvernement allemand, sous pression de son opinion publique rétive à voir l'Allemagne financer de nouvelles aides aux pays européens en difficulté, ne cesse de répéter depuis plusieurs semaines qu'il attend le rapport de la troïka avant toute décision. Commission européenne et Fonds monétaire international (FMI), avaient également démenti mercredi soir qu'une conclusion eut été atteinte tout en soulignant l'avancement des discussions. La zone euro et les autres créanciers d'Athènes doivent se décider rapidement sur le versement d'une tranche d'aide vitale pour le pays de 31,5 milliards d'euros, et d'une de 5 milliards qui devait être versée en septembre, sans lesquelles la Grèce pourrait se retrouver à court de ressources. Athènes espère toujours obtenir un délai jusqu'en 2016, au lieu de 2014, pour faire tomber son déficit budgétaire à moins de 3% du PIB contre 9,4% fin 2011. Mais ce délai a un coût qu'il faut financer. (JAV)

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