Le FMI a amélioré son image mais son "impartialité" reste à prouver

20/02/13 à 16:52 - Mise à jour à 16:52

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le Fonds monétaire international (FMI) a amélioré son image en faisant preuve de "souplesse" et de "réactivité" face à la crise mais prête encore le flanc aux soupçons de partialité envers les grandes puissances, selon un audit interne publié mercredi.

Le FMI a amélioré son image mais son "impartialité" reste à prouver

"L'image du Fonds semble s'être nettement améliorée dans le sillage de la crise mondiale", souligne le Bureau d'évaluation indépendant du Fonds (IEO) qui a mené une enquête auprès de plus de 400 représentants d'Etats membres. Selon ce rapport, la crise a été une "piqûre de rappel" pour le Fonds dont l'utilité était alors de plus en plus contestée. "Beaucoup des grands pays émergents et développés ne voyaient plus d'intérêt à engager des relations avec le Fonds", souligne l'IEO. Mais avec la crise, le Fonds est revenu en première ligne, participant à plusieurs plans de sauvetage et renforçant son rôle de surveillance. Autrefois critiquée pour sa rigidité et sa focalisation sur la rigueur budgétaire, l'institution a alors été louée pour sa "souplesse" qui l'a conduit à soutenir et encourager des plans de relance massifs et à poser "moins de conditions" à l'octroi de son aide, souligne l'audit. "Le Fonds est désormais perçu comme plus souple et réactif", affirme l'IEO, soulignant toutefois que les griefs restent nombreux. "La plupart" des Etats membres ont tout d'abord été "déçus" que le Fonds ait échoué à émettre des "signaux d'alerte" pour prévenir de l'imminence de la crise mondiale, souligne l'IEO. L'audit relève également le sentiment chez certains Etats membres que le Fonds reste dominé par ses principaux actionnaires (Etats-Unis, Europe), "sapant son rôle de conseiller digne de confiance". Dans ses plans d'aide dans l'Union européenne, le Fonds se serait ainsi montré bien plus "conciliant" que dans d'autres régions du monde, selon le rapport. L'audit relève également des soupçons de "traitement inégalitaire" en termes de transparence. Les rapports évaluant l'économie des pays d'importance "systémique" seraient ainsi sujets à des "corrections et à des suppressions" de passages, qui les rendraient moins "sincères". (PVO)

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