Le Comité restreint regrette la décision de la FGTB de quitter la table des négociations

05/02/13 à 18:59 - Mise à jour à 18:59

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le dossier de la concertation sociale figurait ce mardi au menu du Comité ministériel restreint. Les membres du gouvernement ont regretté la décision de la FGTB de suspendre la concertation sociale au sein du Groupe des 10, les libéraux estimant même qu'il revient désormais au gouvernement de "prendre ses responsabilités".

Le Comité restreint regrette la décision de la FGTB de quitter la table des négociations

"Il va falloir que le gouvernement prenne ses responsabilités. La FGTB choisit à nouveau de tirer la prise. C'est dommage", a estimé le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, tout en déclarant ne pas comprendre la décision du syndicat socialiste. "Il est dommage que pour énième fois, la FGTB ne soit pas capable de faire un accord. On peut se poser la question de savoir si c'est toujours un partenaire social. C'est une organisation qui est contre tout", a déploré le ministre des Pensions Alexander De Croo (Open Vld). "Le pays a besoin de réformes et de réformes supportées par tout le monde. On ne peut pas continuer à être pris en otage par les partenaires sociaux et singulièrement par la FGTB", a-t-il ajouté. De son côté, la vice-Première ministre socialiste, Laurette Onkelinx, s'est montrée plus compréhensive. "Je comprends évidemment les crispations mais j'appelle à ce que les partenaires sociaux reviennent le plus vite possible autour de la table. La politique de la chaise vide n'est pas la bonne", a-t-elle dit, soulignant l'importance "déterminante" des partenaires sociaux. "Nous avons toujours souhaité que la concertation continue et que l'on puisse arriver à des accords", a déclaré la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet. Selon la vice-Première cdH, "il y a quatre accords possibles qui sont sur la table dont 200 millions d'euros pour la politique sociale". Enfin, le ministre des Finances Steven Vanackere a rappelé que la richesse de notre pays a été en grande partie bâtie sur la capacité des partenaires sociaux à prendre leurs responsabilités. (MUA)

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