La Roumanie conclut un nouvel accord avec le FMI et l'UE

31/07/13 à 13:05 - Mise à jour à 13:05

Source: Trends-Tendances

(Belga) La Roumanie, le Fonds monétaire international (FMI) et l'Union européenne ont conclu les négociations sur un nouvel accord de deux ans, assorti d'une ligne de crédit de 4 milliards d'euros, a annoncé mercredi Andrea Schaechter, chef de la mission du FMI en Roumanie, lors d'une conférence de presse à Bucarest. "Les autorités roumaines n'envisagent pas de tirer de l'argent de ce crédit", a-t-elle assuré.

Le nouvel accord, le troisième depuis 2009, doit encore obtenir l'aval du conseil d'administration du FMI, probablement en septembre, a-t-elle ajouté. Selon Mme Schaechter, la Roumanie devrait se concentrer sur l'accélération des réformes, notamment de l'énergie et des transports, tout en consolidant la stabilité économique acquise sous les précédents accords. "Les réformes structurelles aideront la Roumanie à mieux exploiter son potentiel de croissance économique", a-t-elle souligné. Le FMI a revu à la hausse sa prévision de croissance de 1,6% à 2% en 2013 et compte sur une hausse du produit intérieur brut de 2,25% en 2014. Les exportations et l'agriculture devraient être les moteurs de la croissance. Mme Schaechter a par ailleurs appelé Bucarest à maintenir sa politique de consolidation fiscale, "avec pour but d'atteindre un déficit public de 2,3% en 2013 et de 1% en 2015". Le Premier ministre de centre gauche Victor Ponta a récemment déclaré que la Roumanie avait besoin d'un nouvel accord avec le FMI et l'UE afin de renforcer sa crédibilité auprès des marchés et des investisseurs. En proie à la récession, ce pays avait obtenu en 2009 un prêt de 20 milliards d'euros du FMI et de l'UE en échange d'une cure draconienne d'austérité. En mars 2011 il avait conclu un nouvel accord, de type préventif, sur une ligne de crédit de 5 milliards d'euros, dont aucun euro n'a été tiré. Le mois dernier, le FMI a annoncé que cet accord avait été couronné de succès, Bucarest ayant rempli l'essentiel de ses engagements. Le gouvernement a notamment tenu sous contrôle le déficit public, échappant à la procédure de déficit excessif ouverte par Bruxelles, mis en bourse des paquets d'actions de plusieurs grandes compagnies énergétiques et organisé un appel d'offres pour la vente du fret ferroviaire. (Belga)

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