Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

20/07/11 à 10:11 - Mise à jour à 10:11

La publicité où je veux et quand je veux ?

Le business n'échappe pas à la règle : il y a la théorie et la pratique, le rêve et puis la réalité. Dans le cas de la publicité sur les smartphones, le rêve se compte en milliards de dollars. Le marché de la publicité pour les téléphones mobiles intelligents est en effet évalué 2,3 milliards de dollars pour 2011 et les experts pensent qu'il passera à 14,7 milliards de dollars d'ici 2015.

Le business n'échappe pas à la règle : il y a la théorie et la pratique, le rêve et puis la réalité. Dans le cas de la publicité sur les smartphones, le rêve se compte en milliards de dollars. Le marché de la publicité pour les téléphones mobiles intelligents est en effet évalué 2,3 milliards de dollars pour 2011 et les experts pensent qu'il passera à 14,7 milliards de dollars d'ici 2015.

Les annonceurs du monde entier font donc le même constat. Comme ils savent qu'un utilisateur de smartphone sur deux télécharge au moins une application par semaine, et comme en plus, les ventes de smartphones et de tablettes ne font que battre des records de vente, le rêve des annonceurs apparait dans toute sa beauté : ils peuvent désormais être présent avec leur publicité partout où les consommateurs se trouvent. En d'autres termes, la publicité n'est plus confinée à l'affichage, la presse, la radio ou la télé. Elle est dans la poche des utilisateurs, et plus précisément dans les applications que les utilisateurs de smartphones peuvent télécharger à tout moment. Le rêve, c'est donc la publicité où je veux et quand je veux !

Le seul hic, c'est que la dernière étude réalisée sur ce sujet par le cabinet de consulting Deloitte montre que les annonceurs ont encore du mal à profiter de la publicité mobile. Selon l'étude de Deloitte, 80% des applications développées par les grandes marques n'atteignent pas la barre des 1.000 téléchargements. Autant dire qu'une application sur 5 est un bide complet !!!

Est-ce à dire qu'il n'y a pas d'annonceur satisfait des smartphones ? Oui, bien entendu, c'est le cas par exemple de Volkswagen, et notamment du jeu développé sur iPhone mettant en scène la Touareg de Volkswagen. Cette application très addictive a retenu les joueurs huit minutes en moyenne, ce qui est un très beau succès. Et c'est ce qui a permis à cette application de faire partie des 1% d'applications qui sont téléchargées plus d'un million de fois. Mais encore une fois, à part quelques succès de la sorte, on peut parler d'échec pour l'immense majorité des grandes marques. L'une des raisons qui expliquerait cet échec, c'est le manque de capacité de se distinguer dans la profusion d'applications mobiles à télécharger. Rien qu'en 2010, il y a eu plus d'un milliard d'applications téléchargées. Comment se distinguer dans ce raz-de-marée, comment sortir de l'anonymat ? C'est tout le défi des grandes marques.

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