Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

14/11/13 à 11:07 - Mise à jour à 11:07

La pression de l'Europe a parfois du bon !

On a appris ce mercredi soir que la Belgique s'est enfin décidée à vendre sa participation minoritaire dans Fortis à sa maison-mère BNP Paribas, et ce afin de d'alléger le poids de sa dette publique. Je rappelle que la Belgique doit impérativement ramener le poids de notre dette publique juste sous la barre des 100% du PIB avant la fin de l'année 2013, or, cette dette publique est aujourd'hui de 105%.

Tout le monde savait que la Belgique devrait vendre l'un ou l'autre de ses bijoux de famille et c'est ce que le gouvernement vient d'annoncer ce mercredi soir en décidant de vendre la part minoritaire que l'Etat a dans le capital de BNP Paribas Fortis !

Le gouvernement va céder ses actions pour 3,25 milliards d'euros. La bonne nouvelle pour le budget de l'Etat, c'est que ce montant est supérieur à la dernière estimation qui était de seulement 2,3 milliards d'euros. L'Etat belge ne s'en tire pas trop mal, car forcément, le seul acheteur possible des parts de l'Etat, c'est BNP Paribas, et chacun sait que quand on a qu'un seul acheteur en face de soi, c'est cet acheteur qui finalement décide du prix de cession !

Pour le reste, cette opération est une demi-surprise. D'abord, parce que gouvernement fédéral ne cachait pas sa volonté de vendre quelques bijoux de famille pour desserrer la contrainte budgétaire. Et puis, ensuite, parce que la Belgique est régulièrement rappelée à l'ordre par la Commission européenne, qui juge que notre pays ne fait pas assez d'effort pour assainir nos comptes publics.

Et donc, avec cette vente des parts de BNP Paribas Fortis, c'est chose faite maintenant ! Cette arrivée d'argent frais tombe au bon moment, puisque ce vendredi la Commission va donner une nouvelle évaluation de la stratégie budgétaire des Etats membres.
La Belgique devrait donc quitter le rang des mauvais élèves comme la France ou l'Italie. C'est donc plutôt une bonne nouvelle qu'on aurait tort de bouder, sauf si la direction de BNP Paribas Fortis n'arrive pas à rassurer ses employés sur d'éventuelles craintes liées à leur emploi, vu que maintenant l'Etat n'est plus là pour servir d'éventuel garde-fou... Mais bon l'Etat garde quand même encore un peu plus de 10% dans le capital de la maison mère de BNP Paribas Fortis !

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