La FEB satisfaite des mesures d'économie, beaucoup moins de l'impôt minimum

01/07/13 à 14:13 - Mise à jour à 14:13

Source: Trends-Tendances

(Belga) La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) voit d'un bon oeil que le gouvernement balaie devant sa propre porte, en menant des économies dans certains départements. La FEB estime par contre que l'impôt minimum des sociétés peut constituer un mauvais signal en direction, entre autres, des investisseurs étrangers.

La FEB satisfaite des mesures d'économie, beaucoup moins de l'impôt minimum

Dans une première réaction aux mesures budgétaires décidées par le gouvernement fédéral, la FEB constate que le contrôle budgétaire garde le cap de la trajectoire budgétaire prévue et respecte les engagements pris à l'égard de l'Union européenne. "C'est important car des finances publiques saines constituent une condition essentielle pour rétablir la confiance", souligne la fédération patronale. La FEB juge également positif que le gouvernement ait décidé de faire des économies dans plusieurs départements et balaie devant sa porte avant de solliciter, à nouveau, particuliers et entreprises. Mais la FEB émet "de sérieuses réserves" à l'égard de l'impôt minimum pour les entreprises, qualifié par le gouvernement de "fairness tax". La fédération patronale entend d'abord analyser en profondeur les modalités de cette mesure et "communiquer ensuite personnellement" ses objections au ministre des Finances. La FEB se dit en effet préoccupée "du mauvais signal ainsi donné aux investisseurs étrangers notamment". De son côté, le Voka, la fédération patronale flamande, qualifie la "fairness tax" (taxe d'équité) d'"inéquitable" pour les entreprises, notamment celles qui ont essuyé des pertes par le passé, et estime que la mesure oppose les grandes entreprises aux petites. "Toutes les entreprises de notre pays apportent une valeur ajoutée. Les grandes et les petites. Le gouvernement devrait plutôt encourager l'esprit d'entreprise", souligne-t-on au Voka, où l'on ajoute que la Belgique est désormais le pays où la pression fiscale sur les entreprises est la plus grande. Le Voka juge enfin "totalement négligeables" les 50 millions d'euros prévus pour les PME. "Il s'agit d'une baisse de charges de moins de 50 euros par travailleur", indique l'organisation patronale, évoquant un emplâtre sur une jambe de bois. (Belga)

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