Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

11/10/13 à 10:04 - Mise à jour à 10:04

La faillite américaine sera-t-elle prononcée?

La date tant redoutée du 17 octobre se rapproche de jour en jour... En effet, si d'ici le 17 octobre prochain, les Républicains et les Démocrates américains n'arrivent pas à s'entendre pour relever le plafond de leur dette publique, alors les Etats-Unis seront déclarés techniquement comme étant un pays en faillite !

En clair, et cela personne au monde ne le souhaite, si l'impasse budgétaire actuelle persiste, cela voudrait dire que des millions de salariés américains perdraient leur emploi.

Cela voudrait dire que le marché immobilier américain s'effondrerait, que l'épargne des citoyens américains serait volatilisée.

Sans oublier que les principaux créanciers des Etats-Unis, c'est-à-dire la Chine et le Japon maudiraient le Congrès car à cause de cette faillite les milliers de milliards de dollars que ces deux pays ont accumulés sous la forme d'obligations américaines ne vaudraient plus grand-chose...

Autant dire que ce scénario serait l'équivalent de la faillite de la banque Lehman Brothers mais à la puissance 10 !

Maintenant, comme je n'ai pas envie de vous faire passer un mauvais weekend, il faut reconnaitre (que sauf si les dieux ont décidé de rendre fous les parlementaires américains), il est plus que probable que ce scénario du pire n'aura pas lieu.
Surtout, parce que les marchés financiers ne laisseront pas un tel scénario se produire ! Ils risqueraient de décrocher très violemment comme ils l'ont d'ailleurs fait en 2008 quand l'administration Bush a vu son plan de sauvetage de 700 milliards de dollars être rejeté par le Congrès ; l'indice Dow Jones avait décroché à l'époque de 778 points en une seule journée, c'était la plus forte baisse de son histoire !

Et donc, oui, à défaut de les aimer, les marchés financiers ont ceci de particulier, c'est qu'ils servent de garde-fou contre les bêtises des politiques.
En Europe également, les plus fortes mesures de redressement ont été prises sous la pression des marchés financiers. Et puis, il y a une chose que personne ne dit et qui avait été révélée à l'époque par cette excellente journaliste suisse d'origine égyptienne Myret Zaki : en publiant un livre sur la fin du dollar, elle s'est rendu compte que le petit monde de la finance anglo-saxonne ne laisserait jamais tomber le dollar, et donc les Etats-Unis ! Pourquoi ? parce que si la première économie du monde devait tomber en faillite, ils perdraient tous leurs emplois car on entrerait en terre inconnue et cela personne n'en veut.

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