La CSC dénonce "l'assignation à résidence" des travailleurs pour raison médicale

14/03/14 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Trends-Tendances

(Belga) La CSC a appelé, vendredi, travailleurs et représentants syndicaux à s'opposer aux règlements de travail inspirés d'un texte élaboré par le secrétariat social SD Worx en matière d'absence pour maladie. Ce texte, qui fait suite à la nouvelle loi sur le statut unique, "risque d'être repris tel quel dans beaucoup de PME si nous ne réagissons pas", a indiqué le syndicat vendredi.

La CSC dénonce "l'assignation à résidence" des travailleurs pour raison médicale

Pour compenser la suppression du jour de carence des ouvriers, la loi sur le statut unique prévoit que l'employeur peut inscrire, dans le règlement de travail, qu'un travailleur malade est tenu de rester à la maison pour une durée maximale de quatre heures par jour, si le certificat médical délivré précise que ce travailleur a le droit de sortir. "Un premier modèle de règlement de travail élaboré par le secrétariat social SD Worx prévoit que les travailleurs malades doivent rester chez eux chaque jour de 13h à 17h et être à la disposition du médecin-contrôleur pendant les 30 premiers jours civils de leur incapacité de travail, y compris le week-end. Et sans pouvoir invoquer un système de "localisations"", précise la CSC. "Imaginez que vous apprenez que vous allez devoir vous faire opérer et ensuite subir de la chimiothérapie ou de la radiothérapie et que par-dessus le marché vous devez rester enfermé pendant 30 après-midis. Imaginez que vous devez être en arrêt de maladie pour cause de burn-out et que vous êtes assigné à résidence pendant 30 après-midis. Il ne s'agit plus d'un bracelet médical, mais d'assignation à résidence pour motif médical!", s'indigne le président du syndicat, Marc Leemans. La CSC demande à la ministre Monica De Coninck de prendre "rapidement une initiative pour que les secrétariats sociaux et les organisations patronales cessent ce genre d'abus". Dans le cas contraire, le syndicat menace de dénoncer "ces dérapages devant les tribunaux, d'autant que le Conseil d'État soutient notre position", conclut-il. (Belga)

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