Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

26/08/11 à 09:52 - Mise à jour à 09:52

La crise en trois chiffres

Et si la crise que nous vivons pouvait se résumer à 3 chiffres astronomiques ? C'est un peu l'idée que propose le journal économique Les Echos pour comprendre cette crise. Ces chiffres sont 110 milliards d'euros, 76 milliards de dollars et 39 milliards de dollars !

110 milliards d'euros, c'est le montant du plan de soutien destiné à la Grèce. Un plan étalé sur 3 ans, mais dont tout le monde sait, hélas, aujourd'hui qu'il ne suffira pas pour redresser ce pays !

Le deuxième chiffre : 76 milliards de dollars, c'est le montant des liquidités dont dispose la firme Apple. Autrement dit, l'argent que Apple peut mobiliser à n'importe quel moment pour racheter n'importe quelle société. Ces 76 milliards de dollars ne viennent pas du ciel, ils sont le résultat d'un chiffre d'affaires qui ne cesse d'augmenter, d'une rentabilité de plus en plus forte. Bref, ils sont la preuve de la santé financière éclatante pour Apple.

Le troisième chiffre : 39 milliards représente cette fois le cash disponible chez Google. C'est également un chiffre qui donne le tournis. Comme le fait remarquer le journal Les Echos, il montre qu'en moyenne un salarié de Google produit 100.000 dollars de chiffre d'affaires par mois. C'est à proprement parler inimaginable et pourtant c'est la réalité ! La preuve, c'est que c'est grâce à ce cash que Google a pu racheter Motorola sans sourciller et pour la modique somme de 12 milliards de dollars !!

Si je reviens un instant sur ces 3 chiffres, c'est parce qu'il y a un lien entre eux. Deux des plus grandes entreprises mondiales ont presque autant de liquidités - 76 milliards et 39 milliards de dollars - que le plan de secours que 17 pays européens parmi les plus riches de la planète ont péniblement mis en place pour sauver la Grèce !

Les uns en tireront comme conclusion que l'argent est dans les entreprises et qu'il faut le leur prendre ou le taxer pour sauver nos états de la faillite. Les autres en tireront la conclusion inverse, à savoir que si les Etats étaient aussi bien gérés que Google ou Apple, ils ne seraient pas endettés à ce point.

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