La Bourse de Tokyo dévisse de 2,32% à mi-séance à cause de la Syrie

28/08/13 à 05:57 - Mise à jour à 05:57

Source: Trends-Tendances

(Belga) La Bourse de Tokyo dévissait de 2,32% mercredi à mi-séance, inquiète des conséquences d'une possible frappe militaire occidentale contre le régime syrien.

A la pause de 11H30 locales (02H30 GMT), l'indice Nikkei 225 des valeurs vedettes chutait de 314,09 points à 13.228,28 points. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau perdait de son côté 2,35%, lâchant 26,70 points à 1.107,32 points. Les investisseurs étaient suspendus aux décisions de Washington et de ses alliés, qui semblaient sur le point de tirer des missiles en Syrie. Les occidentaux veulent punir le régime de Bachar al-Assad qu'ils accusent d'avoir lancé une attaque au gaz contre des secteurs aux mains des rebelles syriens, offensives qui auraient fait 1.300 morts d'après l'opposition au régime. La crainte de ces frappes a déjà fait bondir les cours de l'or noir et provoqué un afflux de capitaux en direction des valeurs jugées "sûres", comme le yen. La devise nippone est en conséquence assez nettement montée depuis le début de la semaine, ce qui nuit aux groupes exportateurs japonais. Mercredi vers 02H50 GMT, le dollar cotait 97,11 yens, contre 98,51 yens lundi à 21H00 GMT. L'euro valait autour de 130 yens, contre 131,68 lundi à 21H00 GMT. Parmi les géants nippons les plus concernés, le titre du constructeur d'automobiles Toyota chutait de 2,75% à 5.990 yens et celui du fabricant d'électronique Sony de 4,07% à 1.954 yens. "La situation en Syrie et la possibilité croissante d'une intervention militaire américaine ont semé la pagaille sur les marchés des devises ces derniers jours", a constaté Kenichi Hirano, courtier chez Tachibana Securities cité par Dow Jones Newswires. Il a toutefois ajouté que, pour lui, le principal danger pour le marché d'actions japonais dans les semaines à venir était davantage lié au risque d'une forte correction à Wall Street, "dont le niveau semble surévalué", alors que risque de refaire surface le débat sur la dette américaine. (Belga)

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