Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

25/08/11 à 10:05 - Mise à jour à 10:05

La baisse de l'or a son explication

Les arbres ne grimpent pas jusqu'au ciel. C'est également le cas pour le métal jaune. Le prix de l'or a en effet reculé sauvagement ce mercredi, retombant sous le seuil de 1.800 dollars l'once. En clair, l'or a perdu 8% depuis le sommet historique de la veille à plus de 1.900 dollars - comme toujours, chaque baisse a son explication. Dans ce cas-ci, il y en a même deux.

La première explication, c'est que l'or a été la victime de prises de bénéfices après son envolée des derniers jours. En effet, le regain de confiance en la Bourse a incité certains investisseurs à engranger quelques bénéfices pour aller à la chasse aux bonnes affaires dans le secteur des actions. D'autres ont simplement vendu pour prendre leur bénéfice, après tout rien de plus naturel, vu que l'ascension de l'or a été quasiment ininterrompue ces derniers temps.

La deuxième raison qui explique cette baisse soudaine de l'or ce mercredi est une raison technique. Ainsi, le Shanghai Gold Exchange, le marché chinois des métaux précieux, avait annoncé ce mardi avoir augmenté ses "appels de marge". C'est un terme qui appartient au jargon financier et qui signifie simplement que cette autorité a exigé une augmentation des montants que les investisseurs doivent déposer auprès des autorités pour chaque position qu'ils prennent sur l'or via des contrats à terme. Donc, cette augmentation des dépôts a rendu moins attractifs les placements dans l'or.

Est-ce à dire que c'est la fin de la hausse de l'or ? A priori, non. La banque américaine Goldman Sachs prévoit même que l'or va continuer de grimper jusqu'en 2012 ! Pourquoi 2012 ? Parce que d'ici là, les taux d'intérêt vont rester bas aux Etats-Unis. Autrement dit, détenir de l'or qui par définition ne rapporte pas d'intérêt, n'est pas un problème vu que les autres placements rapportent des rendements faibles, voire négatifs, si on enlève l'inflation.

Quant au risque de moins-values de l'or, il semblerait - je dis bien il semblerait - qu'il soit limité vu que les bonnes nouvelles économiques sont plutôt rares et le chaos économique ambiant devraient au contraire doper pour quelque temps encore le métal jaune. Les plus optimistes profitent même des quelques baisses de l'or pour en acheter. Les mois qui viennent diront s'ils ont eu raison.

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