Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

02/03/10 à 10:48 - Mise à jour à 10:48

La baisse de l'euro est une bonne chose

J'ai récemment évoqué dans une chronique le fait que certains fonds spéculatifs misaient sur la baisse de l'euro pour tenter de réaliser des rendements de l'ordre de 100 %.

J'ai récemment évoqué dans une chronique le fait que certains fonds spéculatifs misaient sur la baisse de l'euro pour tenter de réaliser des rendements de l'ordre de 100 %.

Sur le plan moral, tout cela est extrêmement discutable pour ne pas dire plus mais ce qui étonnant dans cette affaire, c'est que la baisse de l'euro est pour le moment une bonne chose, une très bonne chose pour notre économie.

Ca a l'air paradoxal mais c'est vrai ! Souvenez-vous, avant que le dossier grec n'éclate au grand jour, les entreprises européennes tiraient plutôt la langue car l'euro avait fortement grimpé face au dollar. N'oubliez pas ce que dit le patron d'Airbus : "A chaque fois que l'euro grimpe de 10 centimes, Airbus perd un milliard d'euros !" Pourquoi ? Parce qu'Airbus, comme d'autres grandes entreprises européennes paient leurs factures et leurs employés en euros mais vendent leurs produits en dollars !

Conclusion : plutôt que de se plaindre de voir l'euro filer vers le bas, on devrait sabler le champagne car un euro qui se maintient en-dessous des 1,38 dollars est une aubaine pour les entreprises exportatrices en Europe. Comme le disait joliment un économiste, la baisse de l'euro face au dollar a "plus d'impact qu'un plan de relance et cela ne coûte rien aux finances publiques" et donc aux contribuables !

L'effet positif de l'euro faible devrait surtout profiter aux secteurs qui sont en forte concurrence comme les secteurs des biens d'équipements, les biens de consommation et bien entendu le secteur de l'automobile, un secteur où la guerre des prix fait rage et où la baisse de l'euro sert de dopant pour les ventes. Petite devinette en guise de dernière conclusion : quels sont les deux pays qui vont le plus profiter de la baisse de l'euro ? Réponse : la France et l'Allemagne ! Quand on sait que les Allemands sont très réticents à aider la Grèce, on en arriverait presque à demander aux Allemands de s'excuser et de dire Merci ou plutôt "Danke Schöne" aux Grecs pour avoir plombé l'euro.

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