Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

26/06/12 à 11:15 - Mise à jour à 11:15

L'ultime sommet ?

A partir de demain, et pour deux jours, les dirigeants européens se réunissent à Bruxelles avec pour objectif de trouver une solution définitive à cette crise de la dette publique dans la zone euro. C'est donc un sommet qu'on peut qualifier sans exagérer de "sommet de la dernière chance".

Lundi, les Bourses seront à nouveau ouvertes et si aucun progrès n'a été enregistré à la sortie de cette rencontre, alors ce sera la catastrophe en Bourse lundi prochain, dès la première heure. Evidemment, personne n'a envie de vivre un tel scénario. Mais à force de qualifier chaque réunion à Bruxelles de "sommet de la dernière chance", les marchés financiers n'y croient plus, comme frappés de lassitude, et massacrent allégrement en Bourse certaines valeurs.

C'est le cas des valeurs bancaires qui ont été mis à mal dans tous les pays européens. Et pendant que le carnage continue, Angela Merkel rappelle que c'est bien elle la patronne de l'Europe. Elle a d'ailleurs poussé un nouveau coup de gueule contre les euro-obligations - ces obligations qui seraient émises par l'Europe et qui permettraient de financer des pays en difficulté comme l'Espagne par exemple. Devant les députés de sa coalition, elle a affirmé qu'elle s'opposera à ces obligations "aussi longtemps qu'elle vivra", rien que cela !

Mario Monti, le chef du gouvernement italien, a quant à lui averti que s'il revenait les mains vides de cette rencontre, son gouvernement serait balayé. S'ensuivraient des élections législatives en Italie, qui seraient dévastatrices pour l'Europe et pour l'Allemagne. Bref, chacun campe sur ses positions et les messages envoyés à l'extérieur sont tout sauf optimistes.

C'est la raison pour laquelle, Mario Monti a annoncé la couleur. Il est prêt à travailler avec ses partenaires européens jusqu'à dimanche soir s'il le faut pour présenter, avant l'ouverture des marchés financiers du lendemain, un paquet de solutions convaincantes pour résoudre la crise de la zone euro. Rappelons que ce sommet européen ne doit théoriquement durer que jeudi et vendredi. Je vous engage donc à suivre de près cet événement, car qu'on le veuille ou non, son issue aura un impact sur notre vie de tous les jours.

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