Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

09/09/13 à 14:01 - Mise à jour à 14:01

L'Italie taxe le trading à haute fréquence

A défaut de sortir de leur crise politique, les Italiens ont réussi un exploit : être le premier pays à taxer les transactions à haute fréquence, ce que les experts appellent dans leur jargon le trading à haute fréquence.

Pour rappel, aujourd'hui, les volumes échangés, via ses algorithmes qui donnent des milliers d'ordres d'achats et de ventes à la milliseconde, représentent 70% du volume boursier aux Etats-Unis. En Europe, la proportion est moindre mais quand même de l'ordre de 40%.

Cette technique de passage d'ordres par des ordinateurs ultra-puissants est fortement critiquée depuis l'éclatement de la crise des subprimes. Car sans pouvoir le prouver avec certitude, de nombreux experts et hommes politiques y voient l'une des raisons de la volatilité des Bourses. Sans compter que les hedge funds, ces fonds spéculatifs, sont friands de ce "high frequency trading"... Une raison suffisante pour que les politiques se saisissent régulièrement de cette thématique.

Mais c'est la première fois qu'un pays - l'Italie en l'occurrence - ne se contente pas seulement de critiquer mais va mettre en place une taxe de 0,02% sur ces transactions à la vitesse de la lumière.

La taxe portera sur les ordres validés mais également sur les ordres annulés, car le trading à haute fréquence a aussi pris l'habitude d'envoyer des milliers d'ordres d'achat ou de vente pour les annuler un microseconde après. Le but de la manoeuvre ? Perturber le marché en ne lui donnant pas une vision correcte de la tendance des prix.

A en croire les dernières informations, tous les produits dérivés sont concernés.

Amid Faljaoui, en Italie

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