Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

20/04/10 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Kinepolis et les hot food corners

Plus personne n'en doute, le cinéma ce n'est pas que de l'art, c'est aussi du business. Le groupe Kinepolis est d'ailleurs devenu orfèvre en la matière.

Plus personne n'en doute, le cinéma ce n'est pas que de l'art, c'est aussi du business. Le groupe Kinepolis est d'ailleurs devenu orfèvre en la matière. Sa dernière trouvaille ? Offrir un service de restauration à tous ceux qui vont au cinéma directement après leur boulot avec le ventre creux ! C'est pour cette cible que Kinepolis a d'ailleurs lancé un test dans 3 de ses complexes (Hasselt, Bruxelles et Imagibraine à Braine-L'Alleud).

Si vous vous rendez dans ses salles, vous pourrez y acheter des cornets de pâtes et des hamburgers dans ce que la direction de Kinepolis appelle des "hot food corners". Ensuite, vous pourrez les faires réchauffer dans des micro-ondes prévus à cet effet, et surtout les consommer en regardant le film de votre choix. Une démarche qui peut étonner, notamment en matière de désagréments pour les autres spectateurs.

Selon la direction de Kinepolis - interrogée par le magazine Trends-Tendances - ce service répond à une demande de la part des clients. En réalité, elle répond surtout à des objectifs financiers. Si l'on tient compte des ventes de boissons et autres snacks, il faut savoir que cette activité représente aujourd'hui 21% du chiffre d'affaires de kinepolis contre 60% pour la partie vente de tickets de cinéma.

C'est donc presque un quart des revenus de Kinepolis qui n'a rien à voir avec l'activité cinématographique. Pour vous fixer les idées, il faut savoir qu'en 2009, la partie "alimentation et boissons" a vu son chiffre d'affaires bondir de 5 % alors que la fréquentation des salles n'avait augmenté que de 0,5 % à peine.

Si l'on sait que la partie "alimentation et boissons" permet de dégager des marges beaucoup plus confortables que la simple vente de tickets, on comprend pourquoi ces complexes de cinéma ne sont plus uniquement des espaces de projection de films, mais de plus en plus des espaces récréatifs de vie, et donc de cash flow.

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