Interdiction de GSM pour les enfants: "Ce n'est pas au gouvernement de juger"

27/02/13 à 19:18 - Mise à jour à 19:18

Source: Trends-Tendances

(Belga) La fédération belge du commerce et des services Comeos estime mercredi, dans un communiqué, qu'"il ne revient pas au gouvernement de juger" que les GSM ne sont pas bons pour les enfants, après que Laurette Onkelinx (PS), ministre de la Santé, eut annoncé des mesures en vue de limiter la publicité et d'interdire la vente de téléphones portables destinés aux enfants.

"Laissons aux parents jouer leur rôle, prendre leurs responsabilités et déterminer eux-mêmes ce qui est possible et ne l'est pas. Les pouvoirs publics peuvent et doivent sensibiliser, attirer l'attention des consommateurs sur les risques éventuels. Et surtout, ils ne doivent pas fabriquer de mauvaises lois, difficilement applicables", selon Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos. Le conseil des ministres devrait donner vendredi d'avantage de détails sur les mesures prônées par Mme Onkelinx afin de protéger les enfants contre les ondes des GSM. Outre une limitation de la publicité, il sera interdit de vendre des GSM spéciaux pour les enfants et les commerçants seront tenus d'afficher la valeur DAS de chaque appareil, soit la quantité d'énergie électromagnétique absorbée par le corps. "Toutes les mesures actuellement sur la table ont déjà été rejetées par le Conseil de la Consommation fin 2011", souligne M. Michel. Toutes les parties concernées (producteurs, consommateurs et commerçants) siègent au sein de ce conseil. "Dans un rapport clair et bien argumenté, le Conseil avait exprimé à l'unanimité sa réprobation face au projet d'arrêté royal. Nous ne comprenons dès lors absolument pas pourquoi la ministre passe outre cet avis. Cela n'a en tout cas rien à voir avec la santé publique." Comeos plaide donc pour une approche européenne, de sorte que les règles du jeu soient les mêmes pour tout le monde. "Une fois de plus, les commerçants belges devront fournir plus d'efforts que leurs concurrents étrangers. De surcroît, rien n'oblige les producteurs à transmettre cette information, mettant le commerçant dans l'impossibilité de contrôler si la valeur DAS qu'il doit afficher est bien exacte", ajoute M. Michel. Ce dernier espère que le conseil des ministres "retrouvera son bon sens ce vendredi". (CHN)

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