Unibail/Rodamco décroche la (première) timbale avec son projet Mall of Europe

25/04/14 à 14:09 - Mise à jour à 14:09

Source: Trends-Tendances

Rudi Vervoort, Yvan Mayeur, Freddy Thielemans, Philippe Close (échevin du Tourisme à la Ville) et même Henri Simons (Directeur de l'asbl Atomium). Côté public, très PS sur ses terres, ils étaient tous là, ce vendredi midi, dans les bureaux de Brussels Expo, pour accueillir les partenaires privés lauréats, majoritairement français - Unibail-Rodamco (F/NL) et le bureau d'architecture Jean-Paul Viguier-, de la première phase de l'appel à marché public (dialogue compétitif) visant à la réurbanisation et au redéveloppement immobilier du plateau du Heysel.

Unibail/Rodamco décroche la (première) timbale avec son projet Mall of Europe

© Jean-Paul Viguier / KCAP / Art&Build

De l'avis de tous, cette première phase et ses quelque 800 millions d'euros de budget (550 millions pour le centre commercial et 250 millions pour le résidentiel) est la plus lucrative, essentiellement par le biais d'un centre commercial de quelque 100.000 m2 appelé à drainer annuellement plus de 10 millions de visiteurs. Il fallait donc savamment doser de part et d'autre le partenariat 'public-privé' permettant d'aller au bout du programme ambitieux élaboré sur l'immense foncier de la Ville (budget initial estimé de 900 millions d'euros, sans compter les aménagements publics, 335 millions d'euros). Il se dit d'ailleurs déjà que, vu ce lourd et long programme, il sera difficile de ne pas repartir - du moins en partie - avec les mêmes acteurs privés pour la deuxième phase.

Du côté des partenaires privés belges, on trouve, aux côtés d'Unibail-Rodamco, CFE et BESIX RED ; mais aussi le bureau d'architectes Art & Build, associé à Jean-Paul Viguier. Les sociétés en charge de la construction du volet résidentiel (avec services divers) et du centre commercial et de loisirs seraient d'ailleurs également partie prenante dans le montage de la promotion immobilière, sous tutelle d'Unibail-Rodamco qui en deviendra propriétaire à terme, d'ici 2020 au mieux.

Quant à l''emballage' général du projet (voir illustrations), il a reçu le nom de baptême fédérateur 'européa', affublé du sous-titre ambitieux 'Bruxelles donne rendez-vous au monde', qu'il faudra pouvoir tenir. Sur tous les fronts, y compris côté stade.

Du côté du consortium évincé qui, pour rappel, regroupait notamment Hammerson (GB), Soficom et Codic, on attendra, dit-on, la semaine prochaine pour réagir à la décision de la société EXCS en charge du pilotage du dossier pour compte de la Région et de la Ville de Bruxelles.

Philippe Coulée

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