Un hôtel bruxellois condamné

30/03/11 à 12:23 - Mise à jour à 12:23

Source: Trends-Tendances

Une épée de Damoclès menaçait le personnel de l'Hôtel Europa (rue de la Loi à Bruxelles) depuis son rachat par Atenor. Les employés sont désormais fixés sur leur sort.

Un hôtel bruxellois condamné

© Archi+I

Une épée de Damoclès était suspendue au-dessus de la tête du personnel de l'Hôtel Europa (rue de la Loi, à Bruxelles) depuis son rachat en 2005 par Atenor Group. Le promoteur n'avait pas caché ses intentions de construire un immeuble de bureaux en lieu et place de l'actuel hôtel, dont les murs sont largement amortis.

A l'occasion d'un conseil d'entreprise extraordinaire le 16 mars dernier, la direction de la SA Brussels Europa (filiale à 100 % d'Atenor) a confirmé aux représentants du personnel son intention de procéder au licenciement collectif et à la fermeture du vieil hôtel. La procédure de consultation de la "loi Renault" a donc été enclenchée pour les 89 travailleurs concernés.

Pour rappel, Stéphan Sonneville, actuel administrateur délégué d'Atenor, avait déposé dès décembre 2008 une première demande de permis d'urbanisme portant sur le site de l'hôtel. Depuis, les autorités régionales ont mené, en concertation avec la commune et les institutions européennes, une réflexion urbanistique sur le redéveloppement de l'ensemble du Périmètre Urbain Loi (PUL).

"Elle a abouti fin 2010 à un arrêté régional redéfinissant les orientations urbanistiques du quartier dont nous attendons incessamment les arrêtés d'application pour déposer un nouveau projet, précise Stéphan Sonneville. Les nouvelles orientations urbanistiques imposent notamment, pour toute nouvelle demande de permis d'urbanisme, un recul par rapport à la rue de la Loi, ce qui ne permet plus d'envisager la rénovation de l'hôtel dans son gabarit existant."

Par ailleurs, "la licence d'exploitation sous enseigne Crowne Plaza octroyée par InterContinental Hotel Group vient à expiration fin 2011. Enfin, l'ouverture prochaine d'un nouvel hôtel (Ndlr, sous enseigne Thon) de plus de 400 chambres dans le voisinage immédiat est un élément supplémentaire à prendre en compte, commercialement et socialement."

Le patron se montre soucieux de maintenir un dialogue constructif avec les organisations représentant les travailleurs "pour assurer dans les meilleures conditions l'accueil et le service à la clientèle" jusqu'à la fermeture définitive. Selon lui, l'ouverture de ce nouvel hôtel est une opportunité à saisir pour tous les membres du personnel bientôt licenciés.

Philippe Coulée

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