Stade National: le ministre Weyts refuse de vendre des terrains cruciaux

29/03/17 à 10:35 - Mise à jour à 10:35

Source: Belga

Le ministre flamand des Travaux publics et de la Périphérie, Ben Weyts (N-VA), refuse de vendre des terrains cruciaux pour la construction du Stade national sur le Parking C du Heysel à Grimbergen. Il avance le fait qu'il ne reste presque rien du projet initial.

Stade National: le ministre Weyts refuse de vendre des terrains cruciaux

/ © DR

Les terrains appartiennent à l'Agence flamande des voiries et de la mobilité. Selon les plans pour le Stade national, ils sont nécessaires parce que les voies d'accès et de sortie du complexe prévu s'y croisent.

"Maintenant que toutes les procédures sont terminées et que tant Ruimte Vlaanderen que la commune de Grimbergen ont exprimé un avis négatif, cela ne me semble pas avoir de sens de partir dans un carrousel de procédures d'appel", a indiqué Ben Weyts, dont le parti à Bruxelles plaide depuis longtemps pour la rénovation du Stade Roi Baudouin.

Il souligne également que le gouvernement flamand précédent se montrait disposé à faciliter le projet, avec l'objectif exprès de construire un stade de football national et d'y jouer le match d'ouverture de l'Euro 2020. "Mais il n'en reste plus rien. Aujourd'hui il semble que ce ne soit ni un stade national ni un stade de football puisque tant l'Union belge que le RSC Anderlecht se sont distancés du projet. La commune concernée dit également qu'elle n'est pas demandeuse", poursuit le ministre.

"Dans ces circonstances, je ne suis pas prêt à vendre les terrains restants, qui sont la propriété des autorités flamandes et sont nécessaires pour la réalisation du Stade national", indique encore Ben Weyts. "Ce n'est pas un stade national et ce n'est pas un stade de football. Au final, il ne reste qu'un immeuble de bureaux. C'est à mille lieues de ce qui avait été présenté initialement."

Le ministre bruxellois Pascal Smet juge "infantile" le refus de Ben Weyts

Ce refus du ministre flamand est infantile, a lancé mercredi son homologue bruxellois Pascal Smet (sp.a), interrogé sur Bel-RTL. M. Smet rappelle que "la Flandre, avec la Belgique, la Wallonie et Bruxelles", a soutenu la candidature belge pour l'organisation du championnat d'Europe de football, et que cela impliquait la construction d'un stade.

"Ce stade est meilleur en termes de mobilité que le stade Roi Baudouin", soutient M. Smet, en dénonçant au passage un "jeu de politique politicienne" dans lequel "Ben Weyts a choisi la carte d'une Flandre contre Bruxelles".

Quant à l'attitude d'Ecolo-Groen, Pascal Smet souligne que le gouvernement précédent, dans lequel siégeaient les Verts, avait aussi pris une décision favorable au nouveau stade.

Dans Le Soir, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) relativise quant à lui la sortie de Ben Weyts en la qualifiant d'effet d'annonce et en rappelant que le promoteur Ghelamco ne renonce pas au projet, sachant "très bien dans quelle pièce il joue". M. Vervoort soutient aussi que le CD&V et l'Open Vld, partenaires de la N-VA au gouvernement flamand et membres de la coalition au gouvernement bruxellois, sont favorables au projet.

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