Rejet du projet NEO par le Conseil d'Etat : "Pas de quoi s'alarmer!"

07/12/15 à 20:11 - Mise à jour à 20:11

Le Conseil d'État, statuant sur un recours déposé par des riverains, vient de rejeter le plan d'affectation du projet NEO lancé sur le plateau du Heysel. "Un sacré coup dur pour les autorités bruxelloises qui risquent de devoir faire machine arrière dans un des plus gros chantiers immobiliers jamais signés dans la Région", a directement titré la presse. "Pas du tout !", rétorquent de concert Ville de Bruxelles et Région, qui avaient prévu le coup et préparent déjà leur nouvelle copie corrigée selon l'arrêt.

Rejet du projet NEO par le Conseil d'Etat : "Pas de quoi s'alarmer!"

© BELGA

Suite à un recours déposé par 28 plaignants, le Conseil d'Etat vient donc de prononcer, ce lundi, un arrêt d'annulation partielle de la ZIR (Zone d'intérêt régional) 15 du Plan régional d'affectation du sol (PRAS).

Les autorités bruxelloises, Ville et Région confondues, déclarent prendre acte sereinement de cet arrêt en répétant, comme elles l'avaient déjà confié aux partenaires privés du projet lors du récent Mapic, le salon international des professionnels de l'immobilier commercial, "posséder les solutions techniques et juridiques qui permettront de garantir le bon déroulement de l'avancement du projet NEO au Heysel."

En bref, il est reproché au maître d'ouvrage public d'avoir donné à la ZIR un programme précis (à savoir le projet NEO) "sans avoir envisagé d'autres alternatives en termes de localisation".

Pour la Ville de Bruxelles et la Région de Bruxelles-Capitale, qui pilotent conjointement le projet à travers le scrl NEO et ont directement réagi par voie de communiqué, il est évident que si des éléments de procédure se sont écartés des prescriptions légales, le travail doit être refait en étroite collaboration avec tous les acteurs.

Pas d'inquiétude, donc, pour la poursuite du projet dans le chef du Ministre Président Rudi Vervoort : "Nous prenons acte du rapport du conseil d'Etat en insistant sur la fait que le travail accompli jusqu'ici renforce notre conviction que cette zone doit être développée et mise à profit pour Bruxelles et les Bruxellois. Nous sommes tout à fait en mesure de motiver la création d'une ZIR au Heysel : nous avons les solutions techniques et juridiques en main et nous entendons les mettre en oeuvre avec l'ensemble des acteurs du Heysel".

Et du côté de la Ville de Bruxelles, même son de cloche, sans fêlure : "Toutes les équipes du projet sont au travail pour apporter rapidement une solution adéquate à ce problème d'ordre juridique afin de permettre à cette zone de profiter d'une réurbanisation indispensable au bien-être des Bruxellois et au développement démographique et économique de notre capitale", a pour sa part ajouté Philippe Close, en charge du projet à la Ville de Bruxelles.

Les deux partenaires publics disent même trouver dans cet avatar l'occasion de resserrer leur vision commune du projet. Et ils osent même promettre que ce revers passager n'aura pas de répercussions sur le timing du projet, qui affiche pour l'instant quelques mois d'avance sur le planning fixé. Aujourd'hui d'ailleurs, on n'a pas changé le calendrier prévu : une réunion avec le promoteur privé du nouveau stade fédéral était à l'ordre du jour et a été maintenue.

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