Les syndicats disent "non" à un retour de la semaine des 40 heures dans la construction

01/08/14 à 16:37 - Mise à jour à 16:37

Source: Trends-Tendances

Les syndicats du secteur de la construction balaient d'un revers de la main l'idée de la Confédération Construction d'un retour à la semaine des 40 heures dans le secteur. "Non négociable", réagissent en choeur la CSC et la FGTB, tout en soulignant que les travailleurs de la construction travaillent déjà en pratique "au moins 40 heures par semaine".

Les syndicats disent "non" à un retour de la semaine des 40 heures dans la construction

"Ce n'est pas une nouvelle proposition. A chaque négociation pour une convention collective de travail, on nous fait la demande de davantage de flexibilité par jour, par semaine, etc.", déclare Rik Desmet, secrétaire fédéral à la Centrale générale de la FGTB. "Mais nous n'accéderons pas à cette demande visant à faire de la construction un secteur saisonnier" tournant à plein régime en été et quasiment à l'arrêt en hiver.

Même son de cloche du côté du président de la CSC construction, industrie et énergie, Stefaan Vanthourenhout, qui parle d'une proposition "non négociable".

Les deux syndicats renvoient à la flexibilité suffisante dont fait déjà preuve, selon eux, le secteur. En pratique, les travailleurs prestent déjà 40 heures par semaine. Jusqu'à 38 heures peuvent ainsi être récupérées par le biais de jours de repos compensatoires pris dans les périodes plus calmes, par exemple entre Noël et Nouvel An. De plus, les employeurs ont la possibilité, via un système d'heures supplémentaires, de faire travailler leur personnel 45 heures par semaine plus de la moitié de l'année, alors que le travail le samedi est également possible.

Selon Stefaan Vanthourenhout, les pertes d'emploi évoquées du côté patronal n'ont rien à voir avec la durée du travail mais bien avec le "dumping social". On doit s'y attaquer en travaillant de concert à des conditions de travail et de salaire identiques pour tous ceux qui sont actifs dans le secteur de la construction en Belgique, conclut-il.

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