Le taux de vacance des bureaux toujours au-dessus des 30%

18/02/14 à 16:28 - Mise à jour à 16:28

Source: Trends-Tendances

Le taux de vacance des bureaux est toujours au-dessus des 30% en périphérie bruxelloise, a-t-on appris dans la troisième étude de la Direction Études et Planification (Bruxelles Développement Urbain) et d'Inventimmo (citydev.brussels), présentée mardi. A Bruxelles, la vacance commercialisée est en baisse mais il reste "une vacance structurelle importante."

Le taux de vacance des bureaux toujours au-dessus des 30%

© Thinkstock

"Face à une crise économique qui perdure, la vacance dans le stock de bureaux diminue depuis quatre ans en Région de Bruxelles-Capitale. Mais c'est la vacance persistante qui devient préoccupante. Celle-ci est encore plus aiguë en périphérie qu'à Bruxelles. Plus des deux tiers des superficies vides, qui étaient déjà sur le marché en 2010, sont toujours commercialisées sans succès en 2013. Face à une telle crise immobilière, les propriétaires se résignent à brader les prix de location", souligne l'étude. A Bruxelles, l'importance de la vacance commercialisée atteint 8% du stock fin 2013.

"Pour faire face à cette vacance persistante, je plaide pour qu'une entreprise qui s'installe pour la première fois dans notre Région dans un espace de bureaux vacant depuis au moins 5 ans puisse bénéficier d'une fiscalité réduite durant les premières années de son occupation. Quant à la reconversion des espaces de bureaux devenus obsolètes, je souhaite la création d'incitants en vue de transformer ces bureaux vides en logements, en kots étudiants, en maisons de repos, mais aussi en crèches", a déclaré Céline Fremault, ministre de l'Économie de la Région de Bruxelles-Capitale.

En périphérie, la situation ne s'améliore "que très légèrement". Si le taux de vacance a un peu diminué entre 2010 et 2013, il dépasse encore les 30%. "C'est autour de l'aéroport, où se concentrent 75% de tous les bureaux en périphérie, que la vacance reste la plus inquiétante. La conversion de bureaux est absente, la rénovation timide et les projets gelés", lit-on encore dans l'étude.

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