La construction dans le rouge pour la 3e année consécutive

25/01/11 à 13:22 - Mise à jour à 13:22

Source: Trends-Tendances

La construction belge a vu ses comptes plombés de 1,2 % en 2010 et n'espère, pour 2011, qu'une modeste croissance. Elle prévient le prochain gouvernement : "Il faut une révision des dépenses fiscales en faveur de l'immobilier, mais de façon neutre pour les ménages".

La construction dans le rouge pour la 3e année consécutive

© Thinkstock

Malgré des signes encourageants de reprise, le secteur de la construction affichera en 2010, pour la troisième année consécutive, des chiffres négatifs, estimés à - 1,2 %. Un retour à la croissance, avec un modeste + 1 %, est toutefois prévu dès 2011, a indiqué la Confédération Construction mardi au cours d'une conférence de presse.

"Les meilleures performances ont été enregistrées dans les sous-secteurs du génie civil, avec une hausse de l'activité de 13 % au premier semestre, et de la rénovation de logements", a précisé la confédération.

La construction de logements neufs, elle, a profité jusqu'à la fin de l'année des effets du taux réduit de TVA, le secteur prévoyant finalement une hausse de 4 % du nombre de nouveaux logements autorisés en 2010. Cette année, les logements neufs devraient bénéficier de l'amélioration des perspectives en matière de revenu disponible des ménages ainsi que des taux bas, tout en pâtissant de la fin de la TVA réduite, a souligné la Confédération Construction.

Quant à la construction neuve de bâtiments non résidentiels, elle a enregistré une chute des autorisations de bâtir, avec un recul de 1,5 % entre septembre 2009 et août 2010.

Dans ce contexte, le secteur met en garde le futur gouvernement : "Une révision éventuelle des dépenses fiscales en faveur de l'immobilier devra à tout le moins s'opérer, dans le rapport entre taxation et déductibilité, de façon neutre pour les ménages", a conclu la Confédération en rappelant que la filière immobilière était déjà imposée à hauteur de 23 milliards d'euros.

Trends.be, avec Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires