Immobilier : "Pas de relance attendue à court terme"

22/02/11 à 12:52 - Mise à jour à 12:52

Source: Trends-Tendances

L'immobilier ne devrait pas connaître de vraie relance cette année, jugent PwC et ULI dans un nouveau rapport. Le secteur fait en effet face à de nombreux défis : il "doit être mis à la diète", tandis que "le contrôle accru et la multitude de règles subsisteront".

Immobilier : "Pas de relance attendue à court terme"

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La reprise à court terme de l'immobilier semble "très peu probable", estiment PricewaterhouseCoopers et ULI en conclusion de leur rapport Emerging Trends in Real Estate - Europe 2011, qui fait suite à plus de 600 interviews menées avec des investisseurs, des promoteurs, des financiers et des gestionnaires immobiliers, en novembre et décembre 2010.

Le marché immobilier actuel connaît en effet de nombreux défis, souligne les deux sociétés dans un communiqué : "L'afflux de règlementations (pour les banques, les assureurs et les initiateurs de fonds), qui résulte essentiellement de la crise financière, a changé la donne et les acteurs ont été contraints de s'adapter. L'immobilier devra désormais être envisagé de manière différente. Le financement change, il convient dorénavant de moins dépendre du capital emprunté. Le secteur doit être mis à la diète, mais le contrôle accru et la multitude de règles subsisteront."

Ceci dit, les "bonnes" propriétés continueront à (très) bien se vendre, quels que soient les régions et les secteurs, nuancent PwC et ULI : "Munich occupe la 1ère place en termes de prestations des investissements existants. Bruxelles recule encore un peu par rapport à l'an dernier et se situe juste avant les pays en proie aux problèmes d'Etat."

Sans immobilier "exaltant", Bruxelles est jugée "morne" par PwC et ULI

"Ceux qui s'adapteront sont ceux qui occuperont le haut du tableau : les visionnaires iront plus loin que les investisseurs qui s'en tiennent à une feuille de calcul", préviennent les deux sociétés. Dès lors, dans quoi investir ? "Les propriétés core et core+, les commerces bien situés, les résidences-services et les maisons de repos et de soins." Une propriété core ou core+ est un immeuble qualitatif (qui n'a donc pas besoin de rénovation), bien situé et ayant un locataire stable sur le long terme, comme l'administration.

De ce point de vue, "Bruxelles compte relativement peu de grandes propriétés exaltantes répondant aux nouveaux critères core et core+, indiquent-elles encore. Bruxelles est une ville de petite taille et le CBD (Quartier Léopold) est encore plus petit. Tout ce qui n'en fait pas partie n'intéresse pas vraiment les grands acteurs. Résultat ? Le marché enregistre un faible volume. A cet égard, Bruxelles est morne, si bien que, bien souvent, les grands investisseurs n'envisagent même pas Bruxelles."

"Ne nous voilons pas la face : face à deux immeubles équivalents, l'un situé à Bruxelles et l'autre dans un pays plus stable, présentant moins d'insécurité ne serait-ce qu'en termes de régime fiscal, le choix est vite fait !", résume Laurens Narraina, partner chez PwC Tax Consultants.

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