Immobilier : 4 conseils pour un achat réussi

20/03/12 à 15:15 - Mise à jour à 15:15

Source: Trends-Tendances

Traquer le bien de ses rêves, visiter à tout-va : voilà qui peut s'avérer véritablement excitant. Attention toutefois à ne pas rater la première marche... Voici 4 conseils-clés pour un achat immobilier réussi.

Immobilier : 4 conseils pour un achat réussi

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Retrouvez les 20 pièges à éviter à l'occasion d'un achat immobilier dans le magazine Trends-Tendances daté du 8 mars 2012.

Conseil n° 1 : ne zappez pas la première étape

Traquer le bien de ses rêves, visiter à tout-va : voilà qui, dans un premier temps en tout cas, peut s'avérer véritablement excitant. Attention toutefois à ne pas rater la première marche. "Avant de faire quoi que ce soit, la démarche à effectuer est d'aller voir sa banque, insiste David Chicart, fondateur du chasseur immobilier bruxellois Property Hunter. Il est essentiel de savoir ce que l'on peut emprunter. Certaines personnes foncent et se plantent. Il y a quelques années, il était possible d'emprunter jusqu'à 115 % du prix d'achat, en finançant également les frais de notaire. Aujourd'hui, il faut en général mettre sur la table de 15 % à 20 % de la somme totale."

Conseil n° 2 : ne perdez pas de vue la revente ultérieure

Lorsqu'on achète un logement, c'est clairement pour s'y sentir bien, dans un environnement correspondant à ses besoins, voire à ses rêves. On ne saurait toutefois perdre de vue la revente du bien, aussi vrai qu'il survivra à ses occupants. Et ce, sans même évoquer le divorce, qui mène souvent à sa cession prématurée. Dans ce dernier cas, il sera particulièrement malvenu de subir une moins-value en raison d'une disposition des lieux rebutant les acheteurs.

Cas classique : la belle villa qui n'offre que deux chambres. Pour un tel bien, on demande généralement le double, soulignent les professionnels. Il en va de même pour des maisons dont on a modifié la structure au point d'en faire quelque chose de très (trop) original. Directeur de l'agence Victoire, à Woluwe, Jean Corman se souvient de cet industriel étranger ayant complètement bouleversé le superbe hôtel de maître acheté avenue Molière, à Bruxelles : "Il a, sans sourciller, perdu près de la moitié de son investissement à la revente. Pour la plupart des gens, cependant, le logement est un élément essentiel du patrimoine et il faut l'aborder comme tel."

Conseil n° 3 : ne vous braquez pas sur la négociation

Dans l'imaginaire collectif, il en va de l'immobilier comme d'une échoppe dans un souk : il faut négocier. Que ce soit la commission de l'éventuelle agence, côté vendeur : "De nombreuses agences sont prêtes à consentir un effort, surtout si leur situation est délicate, avance David Chicart. Mais la plupart des grandes agences ne négocieront pas leurs frais. Il ne faut pas oublier que l'objectif reste de bien vendre son bien."

Même constat côté acheteur. "Certains veulent négocier à tout prix mais, si un bien annoncé 500.000 euros les vaut, mieux vaut ne pas le rater en négociant en vain. Du reste, lorsqu'on passe par des professionnels, il est plus simple d'obtenir le bon prix. De particulier à particulier, on est souvent au-dessus du marché."

Conseil n° 4 : ne bâclez pas votre offre

"Il faut garder cela à l'esprit : en Belgique, une offre sur un bien équivaut à une vente, martèle David Chicart. C'est un contrat, même s'il est couché sur un bout de papier toilette ! Et, contrairement à d'autres pays, il n'existe ici pas de délai de rétractation."

Voilà le hic : une vente peut se dérouler très vite, parfois en quelques heures, et il est préférable de mener une série de vérifications avant de s'engager. Inconciliable ? Pas forcément : "Il est important de coucher toutes ses conditions dans l'offre que l'on rédige. Vous n'avez pas eu le temps de vérifier que la maison ou l'appartement en question respecte les prescrits urbanistiques ? Indiquez que votre offre se fait sous réserve de la bonne affectation en logement. Ou qu'elle ne vaut que s'il n'existe pas d'infractions urbanistiques. Ou encore qu'elle tient à votre approbation des trois derniers PV de l'assemblée générale des copropriétaires."

Guy Legrand et Benoît Mathieu

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