Guillaume Botermans: "Ceci n'est en rien une révolution de palais!"

28/11/13 à 11:22 - Mise à jour à 11:22

Source: Trends-Tendances

Actif depuis plus de sept ans au sein de la direction de la Sicafi résidentielle (notamment comme président du Comité d'audit et comme administrateur membre du Comité d'investissement), Guillaume Botermans, désigné président ad interim au lendemain du double départ du CEO et du président du C.A. de Home Invest, s'explique.

Guillaume Botermans: "Ceci n'est en rien une révolution de palais!"

"Si nous avons communiqué si rapidement sans entrer dans les détails sur les motifs, c'est que nous y étions forcés par la FSMA (Autorité des services et marchés financiers) et que nous souhaitions d'abord informer nos équipes avant de communiquer vers l'extérieur sur les raisons de ce départ concomitant de notre administrateur délégué et de notre président du Conseil..."

Celui qui a pris l'initiative de motiver sans plus attendre ce double départ aux allures d'éviction couplée était en première ligne, mardi dernier. Et il s'en explique point par point : "Les actionnaires de référence, tant la famille Van Overstraeten qu'Axa Belgium, j'insiste, souhaitaient monter en puissance dans le développement des activités de la Sicafi. Et Guy Van Wymersch, représentant d'AXA Real Estate Belgium, venait de faire un pas de côté en nous informant de son indisponibilité future suite au rapprochement entre Axa Belgium et Befimmo, où il devient administrateur. Comme rien ne changeait au sein de nos équipes, en lesquelles nous avons entière confiance, nous avons préféré faire d'une pierre deux coups et coupler le changement de Président et le départ du CEO, Xavier Mertens. Et ce n'est en rien une révolution de palais, malgré les apparences : si nous n'avons pas étalé les départs sur six mois, c'est pour ne pas perdre de temps afin d'écrire une nouvelle page de l'histoire de la société qui fêtera ses 15 ans l'année prochaine..."

Conscient que, vu de l'extérieur, les événements pouvaient prêter à confusion et perturber le marché, Guillaume Botermans se veut aujourd'hui rassurant et assure que les semaines et les mois à venir prouveront que la décision prise était judicieuse, même si la communication aurait pu être plus efficace.

On prend donc acte et on attendra de voir. En attendant, l'action Home Invest a perdu 3% hier mercredi (à 73,3 euros). Certains y verront une sanction, d'autres une opportunité. La communication de crise, surtout si celle-ci n'est pas avérée, reste décidément un art difficile, mais nécessaire ; surtout pour une société cotée.

Philippe Coulée

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