G-B: dévaluation d'au moins 15% de plusieurs fonds immobiliers

07/07/16 à 16:00 - Mise à jour à 16:00

Source: Afp

Deux gérants de fonds immobilier britanniques ont annoncé que la valeur de leurs propriétés immobilières au Royaume-Uni avait chuté d'au moins 15%, au moment où des investisseurs sont pris de panique à cause du Brexit.

G-B: dévaluation d'au moins 15% de plusieurs fonds immobiliers

© Reuters

Aberdeen Fund Managers a publié un communiqué mercredi soir pour expliquer que les investisseurs qui désiraient retirer leur mise jeudi midi devraient accepter une chute de 17% de la valeur de leur placement, en comparaison de leur valeur de mercredi midi.

D'après un porte-parole de cette firme financière joint par l'AFP, la valeur des 79 propriétés immobilières commerciales de ses deux fonds a en effet chuté d'autant, d'après des estimations des tendances brutales à l'oeuvre sur le marché depuis la décision des Britanniques de quitter l'UE le 23 juin.

Ces propriétés valaient quelque 3,2 milliards de livres à la fin mai (3,7 milliards d'euros au taux de change actuel).

Un autre groupe financier, Legal & General Investment Management, a expliqué pour sa part avoir intégré une décote de 15% en raison de la chute estimée des prix de l'immobilier. Ses fonds gèrent plus d'une centaine de propriétés immobilières commerciales (magasins, usines, bureaux) qui valaient au total quelque 2,3 milliards de livres au 30 juin.

Depuis le début de la semaine, six groupes financiers distincts ont tout simplement suspendu l'activité de leurs fonds immobiliers, incapables de répondre en bon ordre à l'afflux d'investisseurs apeurés et pressés de récupérer leurs billes.

Ces fonds suspendus pèsent ensemble quelque 15 milliards de livres, soit plus de la moitié des actifs immobiliers commerciaux gérés au total par des fonds au Royaume-Uni.

Des analystes préviennent que les prix de l'immobilier britannique risquent de baisser, voire de chuter, dans les mois qui viennent après avoir flambé ces dernières années. A Londres, les prix dépassent de 54% le pic atteint avant la crise financière internationale de 2008-2009, en partie du fait d'une forte demande étrangère.

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