Exclusif : les ventes de biens immobiliers chutent à la côte

30/06/10 à 16:33 - Mise à jour à 16:33

Source: Trends-Tendances

En exclusivité pour Trends-Tendances, la Fédération royale du notariat belge vient tout juste de sortir ses derniers indices (nombre de ventes sur base trimestrielle) de la santé du marché immobilier du littoral. Et le moins qu'on puisse écrire est que le soleil ne brille pas partout sur la brique côtière.

Exclusif : les ventes de biens immobiliers chutent à la côte

© Zaha Hadid Architects

Le magazine Trends-Tendances consacre son dossier de couverture, cette semaine, aux prix de l'immobilier à la mer, commune par commune.

L'an dernier à la côte, il s'est échangé 4.646 appartements sur le marché secondaire, sans compter les appartements neufs. Dont 982 rien qu'à Ostende et 770 à Knokke. Ce qui représente, neuf compris, plus de 20 ventes par jour ouvrable sur ce micromarché de neuf communes. En période de crise, ce n'est globalement pas si mal. Encore faut-il nuancer selon la commune...

Prix : + 343 % sur cinq ans pour les terrains à La Panne

Côté prix, si l'on passe parfois dans le rouge sur un an dans certaines stations balnéaires, d'autres communes semblent afficher une santé florissante. Quelques exemples non exhaustifs : + 343 % sur cinq ans pour les terrains à bâtir à La Panne, + 273 % à Knokke sur le même segment ; toujours à Knokke, - 15 % pour les maisons unifamiliales en 2009, mais + 94 % tout de même sur cinq ans.

Peut-on déjà parler de microclimat porteur pour la petite station nudiste du littoral ? Bredene paraît en tout cas avoir bien tiré son épingle du jeu l'an dernier côté prix, avec une hausse de prix annuelle et de ses maisons et de ses appartements de 15 % à 20 % selon les statistiques nationales du SPF économie.

A contrario, il semble que, sur les cinq dernières années, ce soit Nieuport qui trinque le plus. L'an dernier, les villas avec jardin y ont perdu 22 % de leur valeur de référence, toujours fixée à 477.500 euros tout de même selon les derniers chiffres du SPF économie, diffusés fin avril. Sur cinq ans, la valorisation des villas ne dépasse pas les 10 %. Autant dire qu'avec les frais d'entretien, les taxes et l'inflation, les propriétaires y ont perdu dans l'aventure, sauf s'ils ont valablement rentabilisé la location de leur résidence secondaire.

Nombre de ventes : - 45 % à Zeebrugge depuis septembre 2007

Du côté des notaires, on aligne d'autres chiffres - complémentaires et particulièrement édifiants - pour nuancer ces remarques sur les prix 2009. En exclusivité pour Trends-Tendances, la Fédération royale du notariat belge vient tout juste de sortir ses derniers indices (nombre de ventes sur base trimestrielle) de la santé du marché côtier (voir tableau ci-dessous). Et le moins qu'on puisse écrire est que le soleil ne brille pas partout sur la brique côtière.

Ainsi, si les prix s'envolent à Bredene, c'est au détriment du nombre de transactions répertoriées sur le marché secondaire : - 20 % en moyenne sur l'année 2009. Autres indices d'activité significatifs : La Panne semble être la seule commune côtière à n'avoir pas connu la crise. A l'autre extrémité du littoral belge, si Knokke avait retrouvé une activité comparable (voire légèrement supérieure) à celle d'avant-crise, les ventes repiquent à nouveau du nez au premier trimestre de 2010 (- 20 %).

Pour Zeebrugge, la situation est plus critique encore : depuis le 1er trimestre de 2009, l'activité stagne et affiche à nouveau une chute de près de 45 % par rapport au nombre de ventes enregistrées en septembre 2007 pour fonder l'indice 100 de référence.

Dans les autres stations balnéaires, les situations sont globalement moins chahutées et préoccupantes. La partie occidentale (Coxyde-Oostduinkerke, La Panne, Nieuport) s'en sort globalement mieux et affiche une activité plus stable en 2009 que ses voisines orientales. Plus globalement, le pays et la province de Flandre-Occidentale ont plus vite retrouvé des couleurs que les communes côtières, toujours sous le niveau de 2007 en termes d'activité. Une mauvaise nouvelle pour les agents immobiliers locaux.

Philippe Coulée

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