En Wallonie, 1.730 hectares de terres sont artificialisées chaque année

21/03/18 à 12:01 - Mise à jour à 12:01

Source: Belga

Chaque année en Wallonie, une surface de 1.730 hectares en moyenne, soit l'équivalent de 2.420 terrains de football, est artificialisée, c'est à dire retirée de son état naturel, forestier ou agricole, selon une étude publiée mardi par Fian Belgium, une ONG qui se mobilise pour le droit à l'alimentation.

En Wallonie, 1.730 hectares de terres sont artificialisées chaque année

© PG

Cette artificialisation des terres, due surtout à l'étalement urbain, entraîne particulièrement une disparition des terres agricoles. La superficie de ces dernières diminue en moyenne de 1.500 hectares ou 2.100 terrains de foot par an en Wallonie.

En 2017, les terres artificialisées wallonnes couvraient une surface de 2.602 km2, soit environ 15% du territoire wallon. "A cela se rajoutent près de 465 km2 de surface agricole utile qui, en Wallonie, se situent encore en zone urbanisable et ne sont, par conséquent, pas protégés de l'urbanisation", avertit l'étude de Fian Belgium.

L'étude constate que la propension belge à l'étalement urbain, notamment, ne fait qu'augmenter la consommation résidentielle par habitant en Wallonie. Les Wallons utilisent une superficie au sol moyenne de 600 m2 pour leur habitat (logement, jardin, cour, garage, ...), soit une moyenne deux à trois fois plus élevée que dans les pays limitrophes. "Sur 15 ans, cette superficie résidentielle n'a pas cessé d'augmenter: de 270 m2/habitant en 2000 à 297,4 m2/habitant en 2017 (+11%)", observe Fian Belgium.

Si le logement joue un rôle prépondérant dans l'artificialisation des sols, les activités industrielles ou artisanales jouent également un rôle.

"Néanmoins, force nous est de constater, que ce soit face à la pression urbaine ou des infrastructures, les politiques d'aménagement du territoire demeurent inefficaces étant donné le rythme actuel de l'artificialisation. Il est urgent que les acteurs concernés réinvestissent dans les zones industrielles sous-occupées et les friches industrielles au lieu de continuer à donner leur feu vert au bétonnage des terres agricoles", préconise Fian Belgium dont l'étude constate un manque de données objectives quant au phénomène de l'artificialisation des terres agricoles.

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