Côte belge : l'immobilier craint une hausse d'impôt sur les secondes résidences

05/04/13 à 15:11 - Mise à jour à 15:11

Source: Trends-Tendances

Les agents immobiliers craignent de lourdes conséquences pour l'économie au littoral belge si de plus en plus de communes de cette région introduisent une hausse de l'impôt sur la seconde résidence.

Côte belge : l'immobilier craint une hausse d'impôt sur les secondes résidences

© Image Globe

La plupart des propriétaires (62%) d'une seconde résidence sont des familles moyennes. Face à une nouvelle hausse de l'impôt, nombre d'entre elles pourraient décider de vendre leur bien. Cela pourrait aussi réduire l'intérêt pour l'achat d'une seconde résidence, avertit vendredi l'Institut professionnel des agents immobiliers(IPI).

Selon l'IPI, on dénombre environ 85.000 secondes résidences le long du littoral belge. Des habitations soumises à l'impôt tant provincial que communal. Pour gonfler leurs finances, quatre des dix communes de la côte (Ostende, Coxyde, Blankenberge et Knokke-Heist) ont déjà introduit une augmentation de l'impôt sur ce type de résidence.

Si d'autres communes suivent cet exemple, le marché de la seconde résidence sera de moins en moins abordable, concluent l'organisation professionnelle CIB Vlaanderen et l'IPI sur base d'un sondage auprès de 220 agents immobiliers de la région. "Les secondes résidences sont extrêmement importantes pour l'économie de la côte et pour l'emploi dans les restaurants, les commerces, les entreprises de construction, ...", insistent les deux organisations.

En cas d'augmentation fiscale plus généralisée, 60% des agents immobiliers interrogés craignent un impact limité sur le tourisme et l'économie, et 38,5% estiment que l'impact sera plus important.

La moitié des sondés notent déjà une certaine crainte chez les propriétaires de seconde résidence. "Si d'autres communes décident effectivement d'une hausse de l'impôt, 82% des agents immobiliers prédisent que de nombreux propriétaires (20% ou plus) vendront à terme leur bien, 91% s'attendent aussi à ce que de nombreux candidats propriétaires (également 20% ou plus) renoncent à leur projet d'achat à cause de coûts trop élevés."

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