Cofinimmo achète les murs de la MAAF en France

20/12/11 à 22:05 - Mise à jour à 22:05

Source: Trends-Tendances

Cofinimmo continue d'ouvrir son éventail d'actifs en s'offrant l'immobilier "agences" de l'assureur français MAAF, pour une valeur transactionnelle estimée à 107,6 millions d'euros.

Cofinimmo achète les murs de la MAAF en France

"Ces huit dernières années, nous avons revendu pour 1 milliard de murs de notre portefeuille. Nous nous devons de protéger nos actionnaires en faisant tourner notre patrimoine et en le diversifiant pour limiter le risque."

Appliquant une dernière fois sous le sapin ce principe financier qui le caractérise, Serge Fautré, CEO de Cofinimmo, vient d'ajouter un nouveau type d'actifs à son portefeuille déjà très diversifié (bureaux, séniories, commerces, logements, etc.) en rachetant la totalité du patrimoine immobilier "agences" de la compagnie d'assurances française MAAF, disséminé dans tout l'Hexagone.

Cette opération, dont la valeur transactionnelle est estimée à 107,6 millions d'euros (1.800 euros/m²), s'est faite via le rachat du véhicule financier français incluant les murs des 267 agences locales. Il s'agit, pour la sicafi belge, d'une opération sécurisée puisque la MAAF a déjà reloué tous ces murs sous forme d'un sale & lease back d'une durée locative moyenne de 9,7 ans.

Les fonds nécessaire à l'achat ont été levés en partie en interne et en partie auprès d'institutionnels tiers (52 millions d'euros), sans émettre de nouveaux titres, via des obligations remboursables en action (ORA). L'opération est donc neutre par rapport au taux d'endettement de la sicafi (actuellement de 50 %).

Cofinimmo a simultanément finalisé la vente à Mercator Verzekeringen de l'immeuble de bureaux anversois Citylink pour un montant de 63,2 millions d'euros. La compagnie d'assurances était déjà locataire des murs, où elle avait installé son siège social.

Suite à ces deux opérations, la première sicafi belge en valeur a vu la part de bureaux listés dans son portfolio passer pour la première fois de son histoire sous la barre des 50 %. Voici huit ans à peine, ces bureaux représentaient encore 100 % du portefeuille.

Philippe Coulée

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