"Il faut réformer l'enseignement secondaire pour doper l'emploi Wallon"

20/03/13 à 14:19 - Mise à jour à 14:19

Source: Trends-Tendances

(Belga) L'Union Wallonne des Entreprises (UWE) a rappelé, mercredi, les difficultés croissantes des entreprises à recruter du personnel, lors de la présentation de son point conjoncturel de l'économie wallonne. "Il est urgent qu'offre et demande, sur le marché de l'emploi wallon, se rencontrent", a martelé Vincent Reuter, administrateur délégué de l'UWE. Selon lui, "la base du problème se trouve au niveau de l'enseignement secondaire", qu'il convient de réformer.

"Il faut réformer l'enseignement secondaire pour doper l'emploi Wallon"

L'UWE dénonce le fait, qu'annuellement, 15% des jeunes wallons quittent l'école sans diplôme du secondaire en poche alors que l'objectif visé par l'Union européenne est de 9%. "Vouloir combattre ces statistiques avec pour seules armes les employeurs et le Forem, c'est fort optimiste et pour le moins onéreux", précise Vincent Reuter. "Pour ma part, j'estime qu'il faut réellement revoir le système d'enseignement secondaire en assurant la formation continue des enseignants et en laissant une certaine autonomie aux écoles", plaide M. Reuter. Appel est aussi lancé au Forem dont le rôle est important dans l'activation à l'emploi des jeunes. "Le Forem doit encore mieux suivre les demandeurs d'emploi, opter pour les bonnes formations et assurer le suivi post-formation. De plus, l'obligation pour les chômeurs d'accepter des propositions d'emploi doit encore être plus présente", souligne-t-on à l'UWE. Il existe encore trop de décalage entre offre et demande sur la marché wallon du travail. "Les entreprises wallonnes continuent de déplorer, lorsqu'elles recherchent des candidats, un trop grand décalage entre leurs attentes et les profils des candidats. A ce niveau-là, aucune amélioration sensible n'a été constatée. Par contre, le nombre de chômeurs structurels peu qualifiés est resté stable malgré la récession. Ce n'est déjà pas si mal", constate encore l'Union. Dans son point conjoncturel, l'UWE dévoile également que près d'un quart (23%) des entrepreneurs wallons sondés peinent "beaucoup" à recruter du personnel. Une situation qui peut "jouer sur la croissance de l'entreprise" comme le rappelle un patron wallon. "L'absence de recrutement rapide et de l'acquisition de la bonne connaissance au bon moment mettra l'entreprise en difficulté". (PVO)

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