Hongrie: le président de la banque centrale réclame la démission d'Olli Rehn

28/11/13 à 17:49 - Mise à jour à 17:49

Source: Trends-Tendances

(Belga) Le président de la banque centrale hongroise (MNB) György Matolcsy, a demandé jeudi la démission du commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, le Finlandais Olli Rehn, et s'en est à nouveau pris aux agences de notation.

Hongrie: le président de la banque centrale réclame la démission d'Olli Rehn

"Qu'Olli Rehn démissionne !", s'est exclamé le président de la MNB et homme de confiance du Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban, au cours d'une conférence à Budapest. L'ancien ministre hongrois de l'Economie a dénoncé ce qu'il a qualifié de politique économique erronée de la Commission européenne, dont Olli Rehn est le représentant. Il a ainsi réclamé une réorientation de la politique européenne, avec l'objectif d'une inflation comprise entre 2 et 4%, sinon "l'Union européenne tombera dans le piège de la désinflation à la japonaise". Il a demandé à la Banque centrale européenne (BCE) d'acheter des obligations des Etats-membres, les qualifiant d'"obligations de l'avenir". Elles devraient servir à financer les investissements, que M. Matolcsy souhaite plus importants au sein de l'UE. Il a en outre sévèrement critiqué le rôle des grandes agences d'évaluation financière, leur demandant de "commencer leurs négociations avec la Hongrie afin de rehausser sa note souveraine". Les propos du président de la banque centrale hongroise s'inscrivent dans un contexte économique favorable à la Hongrie, sortie de la récession au premier trimestre 2013. Ce pays a enregistré une croissance de 0,8% du produit intérieur brut au 3e trimestre, et est aussi sorti en mai de la procédure pour déficit excessif de l'UE, dans laquelle elle se trouvait depuis 2004. Les agences de notations maintiennent toutefois la dette de la Hongrie dans la catégorie spéculative, en raison notamment de la politique économique de M. Matolcsy, qui était ministre de l'Economie entre 2010 et 2013. Sa politique "non-orthodoxe" a certes fait baisser le déficit hongrois, mais aux prix d'une série d'impôts spécifiques, qui, selon ses détracteurs, ont tué la croissance du secteur privé en Hongrie et les investissements. (Belga)

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