Vivendi veut 80% de Dailymotion pour 217 millions

08/04/15 à 11:25 - Mise à jour à 11:25

Source: Belga

Orange et Vivendi ont annoncé mardi dans un communiqué commun être entrés "en négociations exclusives portant sur l'acquisition par Vivendi de 80% du capital de Dailymotion pour un montant de 217 millions d'euros", le groupe de médias ayant officialisé son offre dans la matinée.

Vivendi veut 80% de Dailymotion pour 217 millions

/ © AFP

L'opérateur conserverait, en cas de succès des négociations, seulement 20% du capital de la plateforme internet de vidéos, valorisée dans l'opération à hauteur de 265 millions d'euros, et qui resterait donc sous contrôle d'un groupe français comme le souhaitait le gouvernement.

"Pour Vivendi, l'acquisition de 80% du capital de Dailymotion constituerait une nouvelle étape majeure dans la construction d'un groupe industriel mondial, champion français des médias et des contenus", note le communiqué.

Sous la conduite de son premier actionnaire et président du conseil de surveillance, Vincent Bolloré, le groupe est en effet en plein recentrage sur les médias, une stratégie qui l'a amené notamment à se désengager de SFR.

Du côté d'Orange et de son patron Stéphane Richard, on assure que "le partenariat avec Vivendi permettra d'accélérer la croissance à l'international de Dailymotion, dont Orange restera actionnaire à hauteur de 20%, et d'enrichir son offre de contenus".

"Les fonds issus de cette opération seront utilisés pour permettre à Orange d'investir davantage dans l'écosystème numérique", précise-t-il.

Orange avait d'abord privilégié la piste d'une prise de participation minoritaire dans le premier site internet français fondé en 2005, qui affiche la plus forte audience en Europe (selon Comscore) avec 128 millions de visiteurs uniques par mois.

Des discussions avaient ainsi eu lieu avec le groupe hongkongais PCCW, qui a en définitive annoncé lundi sa décision de "mettre un terme" à celles-ci, alors qu'il envisageait d'acquérir 49% de la plateforme.

PCCW a visiblement été refroidi dans ses ardeurs par l'attitude du gouvernement français, qui temporisait en disant ouvertement vouloir laisser le temps à un partenaire européen de se manifester.

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