Steve Jobs intronise Jony Ive depuis sa tombe

27/10/11 à 11:22 - Mise à jour à 11:22

Source: Trends-Tendances

Si Steve Jobs a choisi Tim Cook pour prendre la tête d'Apple, c'est Jonathan Ive, le boss du design, qui est désigné comme son "héritier spirituel" dans la biographie qui vient d'être publiée aux Etats-Unis.

Steve Jobs intronise Jony Ive depuis sa tombe

© Reuters

C'est certainement la grande révélation de la biographie autorisée de Steve Jobs publié ce lundi aux Etats-Unis. Selon le co-fondateur d'Apple, Jony Ive possède plus de pouvoir opérationnel que quiconque au sein du constructeur.

À tel point que personne chez Apple ne peut lui dire ce qu'il doit faire. "C'est comme cela que je l'ai voulu", avoue Jobs. Un statut unique qui fait du chef designer d'Apple le successeur naturel de Steve Jobs.

"Si j'avais un partenaire spirituel chez Apple, ce serait Jony. Jony et moi sommes à l'origine de la plupart des produits... Ce n'est pas seulement un designer. C'est pour cela qu'il travaille directement pour moi", ajoute Jobs.

Un respect et une intensité de sentiments de la part de Jobs qui n'apparaissent nulle part ailleurs dans le livre. "La plupart des gens dans la vie de Steve sont remplaçables. Mais pas Jony", confirme Lauren Powell, l'épouse de Jobs. Ce sentiment est bien sûr en grande partie partagé par celui qui est l'origine de la majorité des produits d'Apple depuis le retour de Jobs en 1997, de l'iMac à l'iPad.

Mais même si Jonathan Ive vénérait son patron, il supportait mal de le voir lui voler ses idées. Car quand Steve Jobs regardait ses projets, il commentait juste en disant " Ce n'est pas bon " ou " Ce n'est pas très bon " ou " J'aime celui-là ", raconte-t-il dans le livre. Mais c'était pour entendre plus tard le même Steve Jobs, lors des célèbres keynotes, " parler de cette idée comme si c'était la sienne "... Et d'avouer : " Cela fait mal quand quelqu'un s'approprie un de vos designs ".

Le livre précise d'ailleurs que Steve Jobs est cité comme co-inventeur dans près de 212 brevets déposés par Apple.
Quoi qu'il en soit, Jonathan Ive va devoir désormais assumer seul la succession de Steve Jobs en matière de créativité. Un fardeau qui rend Apple d'autant plus vulnérable au cas où son designer fétiche viendrait à démissionner.

Jean-Baptiste Su

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