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Les folles semaines des start-up belges

28/05/15 à 15:48 - Mise à jour à 15:47

Engagor, Teamleader, REstore, Semetis, etc. Rachats et levées de fonds se succèdent dans le petit monde belge des jeunes pousses technologiques.

Les folles semaines des start-up belges

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La levée de fonds de la start-up bruxelloise de livraison de repas à domicile Take Eat Easy (6 millions d'euros auprès d'investisseurs de renom tels que l'allemand Rocket Internet) était à peine intégrée par le marché que d'autres annonces sont venues compléter la joie du microcosme belge des jeunes entreprises technologiques et des belges actifs dans les start-up. Avec, à la clé, des montants de plus en plus significatifs.

Dernière info en date : l'acquisition de la start-up gantoise Engagor par l'américain Clarabridge. La société spécialisée dans les softwares destinés aux marques pour gérer leurs conversations sur les réseaux sociaux a été fondée en 2011 et compte actuellement 40 employés. Engagor était déjà très en vue, notamment grâce à son introduction sur le marché américain et sa levée de fonds de 2,6 millions à l'été 2013.

La veille, c'est la toute jeune start-up belge Teamleader (créée en 2012), spécialiste des relations clients grâce à des logiciels cloud, qui annonçait une belle levée de fonds de 2,5 millions d'euros. La totalité des fonds a été obtenue auprès de Fortino, le fonds d'investissement créé par Duco Sickinghe, l'ex-CEO de Telenet. Forte de ce nouvel apport d'argent, la PME vise notamment à accélérer son internationalisation, en Europe d'abord.

Cercle vertueux

Pas plus tard qu'au début du mois de mai, c'est la start-up anversoise REstore, active dans l'énergie (elle se décrit volontiers comme le "Airbnb de l'électricité"), qui levait 7 millions d'euros essentiellement en Belgique (Axe Investments, Ackermans & van Haaren,...).

Dans un tout autre domaine, l'agence Semetis, spécialiste du marketing sur Google et les réseaux sociaux, était également sous le feu des projecteurs : l'agence média Omnicom (au niveau global) y a pris une majorité à la mi- mai, aux côtés des deux jeunes fondateurs qui disposent désormais de moyens supplémentaires pour tenter d'imposer leur société sur le marché belge, leur priorité.

"Ces opérations témoignent d'un écosystème belge de plus en plus actif", observe Jean-Michel Noé, M&A senior manager chez Deloitte. Mais aussi de plus en plus structuré. En Flandre notamment où des fonds comme Humming Birds (derrière Engagor, entre autres) ont déjà réussi quelques belles "sorties" (les exits comme on dit dans le jargon). Par ailleurs, de plus en plus d'entrepreneurs à succès s'y structurent, par exemple via des fonds, pour financer des projets qui démarrent. Un excellent soutien aux jeunes pépites... et qui fait un peu penser à la dynamique dans la Silicon Valley.

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