"Nous ne sommes pas encore dans l'ère post-PC"

26/03/12 à 12:25 - Mise à jour à 12:25

Source: Trends-Tendances

Ce haut cadre de Microsoft croit toujours en la capacité d'innovation de l'entreprise créée par Bill Gates. Sa position unique sur le marché des PC reste selon lui un gage d'avenir. Mais l'entreprise mise aussi sur ses produits multiplateformes... Interview.

"Nous ne sommes pas encore dans l'ère post-PC"

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Lisez l'intégralité de cette interview dans le magazine Trends-Tendances daté du 22 mars 2012.

De passage à Bruxelles pour une visite éclair de deux jours, le Britannique Max Long, vice-président de Microsoft en charge des partenariats et des relations corporate, nous a accordé une entrevue.

Les ventes de PC, sur lesquels Microsoft a toujours été très présent via Windows et Office, déclinent dans les pays matures. A l'opposé, les ventes de tablettes explosent, mais elles fonctionnent sans Windows et Office. Comment répondre à ce challenge ?

Nous ne sommes pas encore entrés dans l'ère post-PC, comme certains le pensent. D'après IDC, les ventes mondiales de PC ont progressé de 1,5 % en 2011, et elles progresseront de 5,4 % en 2012. Mais le marché des tablettes est bien entendu très important. Nous proposons d'ailleurs des tablettes qui tournent intégralement sous Windows, comme la Série 7 de Samsung.

La façon de s'adresser au consommateur, qu'il soit résidentiel ou business, a-t-elle changé ?

Microsoft s'est toujours adressé tant aux entreprises qu'aux consommateurs individuels. Ce qui a changé, c'est qu'auparavant on considérait que le client était soit un chief information officer (CIO), soit un consommateur. Aujourd'hui, les lignes ont totalement bougé. Quand on s'adresse à un client, il est à la fois consommateur et client business. Il utilise les mêmes solutions IT à la fois pour son job et pour sa vie privée.

Quand j'ai commencé à travailler, je n'étais autorisé à passer des coups de fils privés qu'après 17 h ou pendant le temps de midi. Aujourd'hui, les entreprises autorisent leurs employés à utiliser Facebook et Twitter sur leur lieu de travail, alors que ces outils étaient bloqués dans un premier temps. Tout cela nous oblige à créer des produits attractifs pour les utilisateurs privés, mais en même temps sécurisés, robustes et qui peuvent être "managés" par l'entreprise.

Nokia et Microsoft viennent de lancer le Lumia 800, une des premières concrétisations de ce partenariat stratégique. Est-ce le lancement de la dernière chance pour les deux entreprises sur le marché du smartphone, où la part de marché des Windows Phones est très faible (1,5 % du marché mondial) ?

Il s'agit d'un gros lancement pour nous. L'accueil réservé par la presse, les analystes et les consommateurs est très positif. La gamme de téléphones Lumia est excellente. Cela dit, nous mettons sur le marché des appareils avec d'autres partenaires (Ndlr, HTC, Samsung, LG, etc.), qui retiennent aussi toute notre attention.

Nous travaillons évidemment très dur pour faire progresser la part de marché des Windows Phones. L'objectif de Microsoft est de créer sur ces appareils un environnement attractif pour l'utilisateur, grâce auquel il pourra se connecter via l'ensemble de ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.). C'est vrai que nous sommes loin des concurrents, et nous devons rattraper notre retard. Mais je prendrais comme comparaison notre arrivée sur le marché du jeu vidéo il y a quelques années avec la Xbox, qui s'est avérée être un immense succès.

Propos recueillis par Gilles Quoistiaux

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