Les provocations du patron de Megaupload

13/07/12 à 07:45 - Mise à jour à 07:45

Source: Trends-Tendances

En Nouvelle-Zélande, dans l'attente de son procès, Kim Dotcom, le créateur de Megaupload, joue provocations sur provocations. Petit florilège.

Les provocations du patron de Megaupload

© Reuters

"L'internet sans Mega, c'est comme un feu sans lumière". Kim Schmitz, alias Kim Doctom, aime s'entendre parler. Libéré sous caution et assigné à résidence en Nouvelle-Zélande, le fondateur de Megaupload encourt jusqu'à 60 ans de prison selon les chefs d'inculpation retenus contre lui par le FBI. Il est accusé d'escroquerie et de violations massives de droits d'auteurs. La justice américaine soupçonne aussi des activités de nature mafieuse. Elle disposerait d'éléments prouvant que Kim Doctom a favorisé l'échange de fichiers illicites, condition sine qua non à l'établissement de sa culpabilité. Mais ses ennuis judiciaires ne semblent pas l'inquiéter outre mesure. Car Kim Doctom s'est autoproclamé défenseur de l'internet libre. C'est en ce nom qu'il justifie la guerre déclarée aux majors et autres ayants droit. Un combat qui autorise toutes les provocs.

Kim Dotcom, chanteur engagé

Dernière en date, Kim Dotcom a décidé de chanter, en partie pour payer ses frais d'avocat, dit-on. La justice néo-zélandaise l'a donc autorisé à se rendre deux fois par semaine dans un studio d'enregistrement.

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Reste que les paroles du titre "Amnesia" ont déclenché un scandale politique en Nouvelle-Zélande, puisqu'il accuse John Banks, ex maire d'Auckland aujourd'hui député, d'avoir bénéficié de ses faveurs financières. A tel point que le député risque aujourd'hui de perdre son fauteuil.

L'assignation à résidence, la belle vie !

Kim Dotcom n'a rien de commun, de son physique atypique à son style vestimentaire, toujours de noir vêtu. Mais c'est surtout son mode de vie qui sort de l'ordinaire. Dans l'attente d'une éventuelle extradition, il ne semble pas subir l'assignation à résidence la plus inconfortable qui soit. Sa propriété de Coatesville est l'une des plus chères du pays, aujourd'hui estimée à près de 24 millions de dollars. Au menu : labyrinthe, piscines, courts de tennis... Il faut dire que l'ex PDG de Megaupload a accumulé une fortune colossale. Selon le département de la justice, lui et ses associés auraient accumulé pas moins de 175 millions de dollars d'actifs, comprenant les comptes bancaires (une trentaine de cartes auraient été découvertes lors des perquisitions, avec des noms parfois différents), les voitures de luxe, etc.

Un quotidien étalé sur Twitter, au nez et à la barbe du FBI

Les photos de famille, les plongeons dans la piscine, les instants de réflexion au coin du feu, Kim ne se prive pas de partager sa vie avec le monde entier (ou ses 92 289 followers), via Twitter. Lorsqu'il profite du soleil matinal et de " l'air frais qui pénètre dans ses poumons ", Kim tweete. De là à y voir un pied de nez à la justice américaine... Mona, sa femme dévouée à sa cause, se plaît d'ailleurs à le retweeter dès que possible. Il faut dire que sur le réseau social, elle ne suit qu'un compte, celui de son mari.

Un bienfaiteur incompris

Kim Dotcom clame son innocence sur tous les tons. Il n'hésite pas à s'ériger en victime, s'estimant serviteur de la bonne cause. L'arrestation ? "Complètement inattendue", "terrifiante pour sa famille", avait-il déclaré à TV3, chaîne de télévision néo-zélandaise. Son principal argument : tous les fichiers échangés sur Megaupload n'étaient pas illicites et 15 millions d'entre eux avaient été supprimés depuis le lancement du site.

Il annonce la mort de l'Hadopi

Kim Dotcom est polyglotte. Le 7 juillet dernier, il postait sur Twitter le message suivant :

"Salut la France. L'Hadopi va mourir. MEGA va revenir. Et la liberté prévaudra. Rejoignez-moi !"

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Une énième provocation, dans la droite lignée de la posture traditionnelle de Dotcom : le soldat de l'internet libre. Les Espagnols ne sont pas en reste, puisqu'ils ont eu droit à un message identique, adressé cette fois-ci à la loi Sinde entrée en vigueur en mars dernier, elle aussi destinée à la lutte contre le téléchargement illégal.

Kim Dotcom ira à son procès... si on lui rend son argent

C'est l'une des dernières frasques du millionnaire. Mardi, il s'est dit prêt à rallier les Etats-Unis de lui-même, en dehors de toute procédure d'extradition. A une seule condition : qu'on lui rende l'ensemble de sa fortune. De quoi, dit-il, régler ses frais de justice, financer sa défense et assurer ses besoins quotidiens. Mais lui-même doute que sa proposition soit acceptée : "Ils ne seront jamais d'accord car ils savent qu'ils ne peuvent pas gagner, ils le savent déjà", a-t-il déclaré au New Zeland Herald.

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Il prépare un nouveau site de téléchargement gratuit

Alors qu'une lourde peine lui pend au nez, Kim Dotcom est déjà prêt à récidiver. Il veut lancer "Megabox", un nouveau site de téléchargement gratuit. Avec un concept différent du défunt Megaupload, basé sur une collaboration avec les artistes. Ceux qui diffuseraient directement leurs oeuvres au public via Megabox pourraient conserver 90% du produit de leur mise en ligne. Ils seraient financés par la publicité. Hier, Dotcom a annoncé un lancement dans quatre à six mois

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