Les entreprises belges allergiques aux réseaux sociaux ?

12/06/12 à 19:05 - Mise à jour à 19:05

Source: Trends-Tendances

97 % des entreprises belges ne font aucun usage professionnel des plateformes de nouvelle génération, tandis que celles qui ont franchi le pas n'affichent en moyenne que 250 fans sur leur page Facebook, déplore le dernier Baromètre 3.0 d'Email-Brokers.

Les entreprises belges allergiques aux réseaux sociaux ?

© Reuters

97 % des entreprises belges "ne font aucun usage professionnel des plateformes de nouvelle génération alors que celles qui ont franchi le pas n'affichent en moyenne que 250 fans sur leur page Facebook, constate William Vande Wiele, fondateur d'Email-Brokers, spécialiste du marketing interactif et de l'e-mail marketing.Et si l'on en retire le Top 500 des entreprises les plus actives et renommées, cette moyenne tombe à 100 fans. Ces chiffres consternants suscitent d'autant plus d'effroi que seulement 2,4 % des entreprises belges disposent d'une page sur Facebook !"


Cette situation est, selon Email-Brokers, "malheureusement banale en Europe" : "Maigre consolation, il faut avouer que la Belgique occupe la 9e place au classement des nations dont les entreprises sont les plus actives dans les réseaux sociaux avec une moyenne de 72 Amis Facebook et 14 Followers Twitter. Des chiffres qui ont plus que doublé en à peine un an."


Belgique 2.0 : une répartition nord/sud "qui bouscule les préjugés"


En Belgique, la société observe une répartition nord/sud "qui bouscule les préjugés" : "La Province de Liège se positionne ainsi comme leader (6,1 % des entreprises actives sur le Web 2.0), le Brabant wallon partage la deuxième place (5,7 %) avec la Province d'Anvers. Sur la dernière marche du podium, on retrouve Bruxelles et la Flandre-Orientale ex-æquo (5,2 %), puis le Brabant flamand (5,1 %), le Hainaut (4,4 %) qui rivalise avec la Flandre-Occidentale (4,2 %), le Limbourg (2,4 %) et la Province du Luxembourg (1,7 %). C'est Namur qui se charge de la lanterne avec 0,8 % au compteur des médias d'avenir."


Ce constat prend "toute son ampleur si l'on tient compte du fait que le monde change à une vitesse inouïe et que, sur base de la révolution actuelle du Web, ce sont les mentalités, les comportements de consommation, les méthodes de vente et donc les stratégies marketing des entreprises qui doivent évoluer de façon radicale."


Du Web 2.0 à l'analyse 3.0


"Il est évident que l'Internet a désormais passé le cap du 2.0, où les internautes entrent en interactivité et produisent leur propre contenu, pour verser dans le 3.0 qui se caractérise, entre autres, par une plus grande capacité d'analyse des différents acteurs, prévient encore Email-Brokers. Les communautés et leurs membres sont désormais disséqués... Il est ainsi de plus en plus évident d'identifier et d'isoler des individus en analysant leur comportement et en croisant les données qu'ils essaiment sur leur passage. Cette business intelligence qui rend le Web irrémédiablement sémantique, permet à l'entreprise qui utilise les bons outils de littéralement profiler son public cible et de lui servir le message le plus pertinent, au meilleur moment et, mobilité aidant, où qu'il se trouve !"


"L'Internet transcende notre société et fait désormais partie intégrante de nos vies tant privées que professionnelles, poursuit William Vande Wiele. Se borner à encore faire une distinction entre off- et online n'a plus aucun sens de nos jours. C'est même ignorer la vitesse, l'envie et l'agilité avec lesquelles les publics (surtout les jeunes) intègrent les nouvelles technologies et les habitudes qu'elles induisent."


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