Le satellite n'est pas mort

08/10/12 à 17:39 - Mise à jour à 17:39

Source: Trends-Tendances

La société Astra est convaincue que la télévision par satellite a encore de l'avenir, en remplacement ou en complément de l'ADSL et du câble. En Belgique, pourtant, les paraboles ne sont pas très populaires.

Le satellite n'est pas mort

© ESA

La télévision par satellite n'a jamais connu de percée fulgurante en Belgique. Le dernier lancement en date, celui de Mobistar TV, est un échec. Fin 2011, Mobistar ne comptait que 35.000 clients Starpack (TV numérique par satellite + internet + téléphone fixe), alors que l'opérateur télécoms espérait en séduire 50.000. La faute, notamment, à un haut taux de couverture de l'ADSL et du câble en Belgique. En clair : la plupart des ménages belges sont raccordés au câble ou à la téléphonie fixe, et bien souvent aux deux. Ils ne voient dès lors pas l'intérêt de se raccorder au satellite, d'autant que cette technologie suppose le placement d'une antenne parabolique, pas toujours compatible avec les règlements communaux, singulièrement en ville.

Néanmoins, le satellite est loin d'être absent de nos contrées. La société Astra, basée au Luxembourg, équipe ainsi plus de 450.000 ménages belges, dont 280.000 en Flandre et 170.000 en Wallonie. 10,8 % des foyers belges sont donc dotés d'antennes paraboliques. Mais Astra est persuadé que la technologie satellitaire est appelée à se développer dans les prochaines années.

Des réseaux menacés de congestion ?

" En Belgique, le satellite est un challenger, reconnaît Bill Wijdeveld, Managing Director de Astra Benelux. Mais il est amené à jouer un rôle de plus en plus important. Les demandes en termes de capacité connaissent une croissance continue. Les réseaux des opérateurs télécoms sont menacés de congestion. Ce n'est pas le cas de notre technologie. " Bill Wijdeveld prend comme exemple la multiplication des programmes en haute définition, qui implique un accroissement de la capacité des réseaux. Selon lui, les opérateurs télécoms réfléchiront à deux fois avant d'investir dans de coûteuses rénovations pour adapter leur infrastructure.

A l'étranger, le constructeur et gestionnaire de satellites a aussi conclu des accords avec des opérateurs comme France Telecom ou Deutsche Telekom, afin de leur permettre de garantir une offre à tous leurs clients. Certaines zones plus difficiles à desservir via une technologie câblée peuvent ainsi sans problème recevoir un signal satellite.

Astra, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 1,73 milliard d'euros en 2011, espère ainsi rentabiliser ses investissements. Un satellite coûte au bas mot 250 millions, frais de construction, de lancement et d'assurance compris.

Gilles Quoistiaux

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