iPhone : les cartes qui fâchent

25/09/12 à 14:05 - Mise à jour à 14:04

Source: Trends-Tendances

L'application de cartographie d'Apple qui remplace les Google Maps rencontre de nombreux bugs. Elle est du coup devenue la risée du Web. Qu'importe pour Apple : elle est un point central de la bataille contre Google sur le Mobile. Voici pourquoi.

iPhone : les cartes qui fâchent

© Reuters

Tim Cook, le patron d'Apple, doit être satisfait de la sortie de l'iPhone 5. En tout cas s'il se contente de regarder les chiffres de vente puisque le smartphone aurait déjà atteint la barre des 5 millions de vente en un weekend et dans certains pays seulement. Par contre, s'il a mis son nez dans les commentaires en ligne et sur les réseaux sociaux, il est probablement tombé de sa chaise. Pour la première fois, les utilisateurs se montrent particulièrement mécontents. En cause : la nouvelle application de cartographie proposée par la firme à la pomme en collaboration avec Tom Tom. Cette application même pour laquelle Apple avait éjecté les cartes Google de son iPhone.

Le pont de Manhattan semble avoir fondu

Nombreuses sont, en effet, les critiques à l'encontre de cette application. Si bien qu'on évoque un " map gate " : villes manquantes, mal situées ou images déteriorées, comme le pont de Brooklyn qui donne l'air d'avoir fondu. Ennuyeux. Dès lors, nombre d'internautes s'interrogent sur la raison pour laquelle Apple a évincé les (efficaces) Google maps.

Si ce choix est étonnant pour le consommateur, il l'est sans doute moins pour les responsables d'Apple qui se sont lancés dans une guerre pour la suprématie du mobile, notamment face à Google qui concurrence la firme de Cupertino avec son système Android.

Dans cette bataille, la cartographie joue un rôle important. En effet, d'après l'institut Opus Reasearch, les cartes et la géolocalisation attireraient pas moins de 25% de la publicité sur mobile (un marché à 2,5 milliards de dollars), en hausse de 10 % sur les deux dernières années. Pas étonnant, dès lors qu'Apple ne souhaite pas laisser trop de place à Google. Reste que, pour vraiment en profiter, la firme à la pomme devra d'urgence corriger son système.

Christophe Charlot

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