"Il est temps que l'Europe fasse payer à Google, Amazon et Facebook les impôts qu'elles doivent"

10/07/17 à 14:47 - Mise à jour à 14:47

Source: Afp

Le ministre français de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a pressé dimanche l'Europe de "faire payer" aux géants américains du net, Google, Amazon et Facebook, leurs impôts sur le continent.

"Il est temps que l'Europe fasse payer à Google, Amazon et Facebook les impôts qu'elles doivent"

© Montage Istock/PG

"Je reviens du G20 de Hambourg et je peux vous dire que l'époque actuelle n'est pas une époque pour les faibles", a affirmé le ministre de l'Economie, lors d'une réunion d'acteurs économiques à Aix-en-Provence (sud).

"Quand vous êtes face à M. Poutine, face à M. Trump ou face à M. Erdogan, et bien il est temps que l'Europe se ressaisisse, qu'elle défende ses intérêts, qu'elle fasse payer à Google, Amazon et Facebook les impôts qu'elles doivent aux contribuables européens", a demandé le ministre, avant d'être chaudement applaudi par l'auditoire.

Grâce à une activité dématérialisée, les grands groupes internet pour la plupart américains, comme Google, Apple, Facebook ou Amazon, souvent présentées à partir de leurs initiales sous l'acronyme GAFA, sont des champions de l'optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts.

En France, Google est ainsi dans le collimateur depuis plusieurs années. Mais le géant américain a marqué le mois dernier un point face au fisc français: le rapporteur public du Tribunal administratif de Paris a estimé, dans un avis consultatif, qu'il ne devait subir aucun redressement fiscal sur le territoire, sur un total de 1,115 milliard d'euros réclamé par l'administration fiscale.

Le jugement dans cette affaire sera rendu d'ici à la mi-juillet.

Début mai, en Italie cette fois, Google a accepté de payer 306 millions d'euros à l'Etat, pour régler tous les contentieux liés aux bénéfices réalisés dans ce pays mais déclarés en Irlande, essentiellement entre 2009 et 2013.

Bruxelles a infligé fin juin une amende record à l'américain Google pour abus de position dominante, une nouvelle sanction à l'encontre de firmes américaines qui risque de déplaire vivement au président Donald Trump.

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