Facebook : les banques ont-elles planté l'IPO du siècle ?

23/05/12 à 09:46 - Mise à jour à 09:46

Source: Trends-Tendances

Le titre Facebook glisse encore sur le Nasdaq, traversant une pluie de critiques sur une entrée en Bourse ratée. Les banques-conseils sont montrées du doigt, pour avoir lancé trop d'actions trop cher sur le marché. Mais pas seulement.

Facebook : les banques ont-elles planté l'IPO du siècle ?

© Image Globe

Le titre Facebook poursuivait sa glissade mardi, au troisième jour de sa cotation, poussant plusieurs analystes à critiquer le pilotage de l'entrée en Bourse par les banques. Le cours du champion des réseaux communautaires a en effet plongé de 8,9 %, à 31 dollars, mardi à la clôture dans un marché en léger repli, après avoir touché un plancher à 30,94 dollars en séance.

Au total, l'action "FB" a perdu 18,42 % de sa valeur depuis son introduction en Bourse vendredi. En moins de quatre jours, la valorisation du site aux 900 millions d'utilisateurs a baissé de quelque 19 milliards de dollars.

Trop d'actions Facebook, trop chères ?

Beaucoup parlent déjà d'échec et mettent en cause les banques qui ont organisé l'opération, principalement Morgan Stanley mais aussi JPMorgan Chase et Goldman Sachs, qui avaient les premiers rôles parmi onze banques mobilisées.

"Elles se sont complètement plantées", lâche Michael Pachter, analyste chez Wedbush Securities. Selon lui, elles ont sans doute mis trop d'actions sur le marché trop cher.

Mardi, une nouvelle polémique est apparue, des médias assurant que les analystes des trois principales banques impliquées avaient revu à la baisse leurs attentes pour les résultats du réseau social dans les jours précédant l'entrée en Bourse, et en avaient averti certains de leurs clients qui, du coup, auraient perdu de l'intérêt pour le titre.

"Si ces accusations sont vraies, elles sont du ressort de la Finra et de la SEC", deux des principales agences de réglementations des firmes financières aux Etats-Unis, a indiqué un porte-parole de la Finra.

Selon la chaîne financière CNBC, l'Etat du Massachusetts a cité Morgan Stanley à comparaître sur l'affaire.

Trends.be, avec Belga

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