Applications mobiles : le bide

25/07/11 à 11:29 - Mise à jour à 11:29

Source: Trends-Tendances

La publicité mobile est un créneau d'avenir. Mais les marques d'envergure mondiale ont encore du mal à profiter des opportunités qu'offre le développement d'applications pour smartphones.

Applications mobiles : le bide

© Image Globe / DOMINIC FAVRE

Les grandes marques ne parviennent pas à séduire les utilisateurs de smartphones. C'est le principal enseignement d'une étude réalisée par le bureau britannique de Deloitte. D'après le cabinet de consultance, 80 % des applications développées par les grandes marques n'atteignent pas la barre des 1.000 téléchargements. Autant dire que quatre applications sur cinq sont un bide complet. A l'autre extrême, moins d'1 % des applications des grandes marques sont téléchargées plus d'un millions de fois. C'est le cas par exemple du jeu développé sur iPhone mettant en scène le Touareg de Volkswagen. Une application addictive qui a retenu les joueurs huit minutes en moyenne. La pub touche ici une large cible, pointe Deloitte, pour un coût minime de quelques dizaines de milliers de dollars. Mais à part quelques francs succès comme celui-ci, c'est le grand désert.

Pub mobile : un marché de 2,3 milliards d'euros

Le marché de la pub mobile est pourtant en pleine croissance. Il représentera 0,5 % des dépenses publicitaires mondiales en 2011 (soit 2,3 milliards d'euros), et grimpera à 4 % en 2015 (14,7 milliards d'euros), d'après les estimations de Gartner. "La personnalisation, la connectivité et l'interactivité des smart devices (smartphones et tablettes) promet d'en faire la plate-forme publicitaire ultime", s'enthousiasme l'étude de Deloitte. Le consultant estime qu'un utilisateur de smartphone sur deux télécharge au moins une application par semaine. Le nombre d'utilisateurs de smartphones et tablettes étant appelé à crever les plafonds, les opportunités ne feront que se multiplier ( voir tableau). D'après le consultant IDC, 10,7 milliards d'applications ont été téléchargées en 2010. Ce chiffre devrait exploser en 2015 pour atteindre 182,7 milliards de téléchargements.

Le problème pour les marques est de se distinguer dans cette profusion d'applications mobiles. "La difficulté, c'est que dans les médias traditionnels et sur l'Internet, quelqu'un d'autre s'occupe du boulot d'attirer les consommateurs (...) vers la publicité. Sur les plates-formes d'applications, c'est le boulot de la marque de se faire remarquer", indique l'étude. Pour éviter de tomber dans l'anonymat, Deloitte suggère aux marques d'utiliser à fond les capacités des smartphones : services de localisation, utilisation de l'écran tactile, du micro, de la caméra. Histoire d'offrir une véritable "expérience" à l'utilisateur, qui se lasse très vite...

Gilles Quoistiaux

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