Lire la chronique d'Amid Faljaoui
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Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta.
Opinion

26/11/13 à 11:54 - Mise à jour à 11:54

Haut de gamme ou low cost, pas de demi-mesures!

Aujourd'hui pour réussir dans le business, il faut soit être dans le haut de gamme, soit dans le low cost mais pas entre les deux ! Ce qu'il faut éviter comme la peste, c'est d'être pris en sandwich entre ces deux segments de clientèle. Pour n'avoir pas vu cela, Nokia a presque disparu de la scène des smartphones.

En revanche, c'est vrai, nous assistons de plus en plus au triomphe du low cost : que ce soit dans l'agroalimentaire avec des hard discounters comme Aldi ou Colruyt, dans le textile avec le très dynamique Zara, dans le transport aérien avec Ryanair ou Easyjet, ou encore l'automobile avec, par exemple, la Duster de Renault. C'est clair, le monde a basculé dans l'ère du low cost !

Loin d'être une option de second rang, l'usage du low cost est même revendiqué par les consommateurs, c'est devenu une option plus qu'acceptable par l'immense majorité des citoyens, surtout en période de crise et de retour vers des valeurs plus fondamentales. Quant aux entreprises, le low cost n'est plus simplement une ligne de plus dans leur business, il est devenu vital ; la Duster, par exemple, est désormais le modèle le plus vendu par Renault !

Et ces derniers jours, on a appris que c'est Easyjet qui est la compagnie aérienne la plus rentable d'Europe. Avec un bénéfice net qui a bondi de 56%, les actionnaires de Easyjet vont vivre Noël avant l'heure puisqu'ils pourront se partager 308 millions de livres sterling sous forme de dividendes. Et tout cela grâce aux 60 millions de passagers qui n'ont pas hésité à faire le pas du low cost aérien.

Et donc, oui, c'est l'ère du low cost triomphant, au point que les anglo-saxons ont baptisé cette époque, celle du "good enough" que nous pourrions traduire rapidement, comme celle de l'économie du "ça me va" ou du "ça me suffit".

Pour résister à ce véritable tsunami du low cost, les entreprises traditionnelles doivent impérativement repenser leurs modèles économiques ; celles qui veulent conserver leurs marges savent qu'elles n'ont pas le choix, elles doivent comme Apple faire preuve de beaucoup d'innovation si elles veulent justifier des prix plus élevés. Sans innovation, elles risquent tout simplement d'être balayées car elles n'auront plus aucune raison d'être... C'est cela aussi la conséquence de l'époque du "ça me suffit" !

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