Harmonisation des statuts - Rassemblement symbolique de la CSC devant le tribunal du travail de Namur

30/05/13 à 10:15 - Mise à jour à 10:15

Source: Trends-Tendances

(Belga) Une vingtaine de représentants de la CSC se sont rassemblés jeudi matin devant le tribunal du travail de Namur afin de réclamer à nouveau un statut commun pour les ouvriers et les employés.

Parmi leurs revendications, les représentants de la CSC souhaitent un même préavis pour tous les travailleurs. "Par exemple, un ouvrier peut aujourd'hui prétendre à un mois de préavis et un employé à six mois pour le même nombre d'années de service. Un ouvrier peut donc considérer qu'il est complètement lésé. Autre exemple: un ouvrier n'a pas de salaire pour son premier jour d'incapacité de travail, c'est le jour de carence, alors que l'employé reçoit son salaire normal dès le premier jour, sans jour de carence", a rappelé Jean Marie Constant, secrétaire fédéral de la CSC Namur Dinant. Les membres de la CSC ont organisé des saynètes devant le tribunal du travail afin d'illustrer ces différentes situations. Outre ces deux exemples, la CSC réclame un pécule de vacances calculé de la même manière pour tous les travailleurs, un même régime de chômage temporaire, une période d'essai limitée dans le temps, un salaire payé à intervalles réguliers et une plus grande sécurité d'emploi pour tous les travailleurs. La CSC rappelle que la distinction entre ouvriers et employés est contraire à la Constitution. La cour constitutionnelle a laissé au législateur jusqu'au 8 juillet pour mettre fin à certaines discriminations. "Après cette date, devant ce vide juridique, les juridictions du travail seront amenées à prendre des décisions individuelles contradictoires. Si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, des milliers de procès risquent d'être engagés, avec à la clé, un engorgement des tribunaux", a mis en garde Jean-Marie Constant. En parallèle, Claude Rolin, secrétaire général CSC, et Marc Leemans, président du syndicat chrétien, devaient remettre au Premier ministre, Elio Di Rupo, jeudi matin à Bruxelles, une pétition de 70.000 signatures en faveur d'un meilleure statut commun. (Belga)

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