Grèce: le secteur public dans la rue, dans un climat alourdi par un meurtre

18/09/13 à 10:07 - Mise à jour à 10:07

Source: Trends-Tendances

(Belga) L'ensemble du secteur public était appelé à la grève mercredi en Grèce, avec d'importantes manifestations prévues, dans un climat assombri par le meurtre d'un militant antifasciste imputé aux néo-nazis.

Grèce: le secteur public dans la rue, dans un climat alourdi par un meurtre

Quelques heures avant le début des manifestations à Athènes, un artiste antifasciste de 34 ans est décédé des suites de blessures au couteau, après une rixe. L'incident s'est produit vers minuit dans la banlieue de Keratsini, à l'ouest d'Athènes, selon des sources policières. La victime, Pavlos Fyssas, est un artiste de hip hop. Le principal suspect, un homme de 45 ans, membre du parti néo-nazi Aube dorée, a été interpellé par la police en possession d'un couteau. Le porte-parole du gouvernement, Simos Kedikoglou, a "dénoncé" ce meurtre à la radio Alpha et a promis de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir de tels faits. Le parti néo-nazi a immédiatement démenti toute implication dans cet incident meurtrier, qui pourrait nourrir un climat de tension lors des défilés prévus à travers le pays. Les observateurs politiques estiment que la Grèce n'est pas à l'abri d'incidents au cours des manifestations, qui pourraient faire basculer le fragile équilibre de la coalition gouvernementale. Deux manifestations sont prévues dans la matinée a Athènes, à partir de 07H30 GMT. Outre les écoles et les hôpitaux, l'ensemble du secteur public fonctionnait au ralenti en début de matinée, avec un trafic ferroviaire très réduit, en particulier entre la capitale et l'aéroport. Grévistes et manifestants, dont le mouvement a démarré en début de semaine avec une grève des enseignants, protestent contre une réforme de l'administration qui concerne des milliers d'emplois, menacés de changements d'affectations ou de suppressions pure et simple. Au total 25.000 fonctionnaires doivent être mis en disponibilité, et 4.000 licenciés, d'ici la fin de l'année, pour réduire la dépense publique. Cette réforme a été engagée sous la pression des créanciers de la Grèce (UE-BCE-FMI), dont des experts examinent cette semaine à Athènes les comptes du pays du pays et font le bilan des réformes engagées. Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, en visite à Bruxelles mardi, a reçu l'appui du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, appelant les Grecs à ne pas "relâcher les efforts". (Belga)

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